We do not see things as they are. We see them as WE ARE.

Carl G. JUNG

We are using this methodology quite often during workshops when the situation between participants is blocked

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C4. Tolerance

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C4. La Tolérance 

 

« Ne condamnons pas trop vite ce qui nous choque, faute d'habitude et de réflexion suffisante ! »

Auguste Villiers de L'Isle-Adam1

 

 

1. La vérité est entre gris clair et gris foncé

Combien de fois vous a-t-on objecté cette phrase de bon sens, lorsque vous formuliez une remarque un peu péremptoire, voulant par ces mots vous rappelez que ce que nous pensons être la vérité n’est en fait que notre propre opinion. Votre interlocuteur voulant ainsi, de manière poli, vous amenez à considérer que d’autres positions sont possibles entre votre thèse (votre formulation) et son antithèse (la contradiction à cette dernière). Le tout est de déterminer à quel niveau doit se situé le curseur.

Notre « vérité » n’est pas absolue, elle est relative. Une même situation observée par plusieurs personnes donnera autant de versions, que de typologies psychiques de ceux qui l’observent2.

Nous assistons souvent lors de nos diverses missions à des débats interminables où chaque partie, drapée dans « sa vérité », essaye sans succès bien sûr, de convaincre la partie adverse de souscrire à « sa réalité » c’est à dire à « son opinion ». Que ce soit en politique, en religion, en famille ou en entreprise, si nous restons sur notre position en prétendant détenir la vérité, nous ne pourrons produire que des débats stériles.

 

Pour débloquer la situation, souvent une décision autoritaire sera prise, par la plus haute autorité politique, religieuse, parentale ou managériale, sans toutefois réussir à établir le consensus. Les frustrations et les tensions resteront exacerbées. Chacune des parties restant solidement attachée à sa position et à ses convictions. Les conséquences sont innombrables. Conflits radicaux, fractures sociales et familiales, propos acerbes, blessant, moqueurs voire parfois haineux nous voyons fleurir dans les divers réseaux sociaux deviennent monnaie courante, facilités souvent par l’anonymat apparent du pseudo dont ces personnes se parent pour se cacher. Il existe bien sûr d’autres solutions plus adéquates l’une d’entre elle s’appelle la tolérance, le compromis.

2. Le changement de posture Vs. Le manichéisme

« La vérité est donc entre gris clair et gris foncé ». Cette phrase sibylline, doit nous permettre d’échapper à ce blocage de la situation si tous les participants en admettent le principe en vertu du bon sens3.  Ce « donc » que j’ai rajouté, est censé apporter un message de tolérance. Il implique que chaque partie doit adopter la pensée suivante : « Etant imprégné par cette phrase, je me dois de considérer les vues et les opinions de mes contradicteurs avec lesquels je confronte mes idées, mes opinions ».

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1 Ecrivain français d'origine bretonne, né à Saint-Brieuc, le 7 novembre 1838 et mort à Paris le 18 août 1889

2 Prenons l’exemple des témoins de faits divers. La faculté des sciences et des lettres de Montpelier nous dit à ce sujet : « La valeur d’un témoignage dépend de deux facteurs : l’objet du témoignage qui est la nature des faits et les aptitudes et les réactions du témoin ». Conférence de Régis Pouget sur la fragilité du témoignage.

https://www.ac-sciences-lettres-montpellier.fr/academie_edition/fichiers_conf/Pouget2002.pdf.

3 Au cours de chaque formation, en guise d’introduction, nous insistons sur le fait que chaque participant pourra avoir sa propre opinion au cours des débats vont suivre. Celle-ci sera leur vérité et non la vérité. Nous demandons à chaque participant d’adhérer préalablement à ce principe. En règle générale tant que nous ne sommes encore en situation, chaque individu n’a pas de problème pour y souscrire. Ce qui nous permet ultérieurement de lui rappeler son engagement par a suite, si au cours des débats tel n’est plus le cas.

 

En tant qu’animateurs de réunion et de formation, nous avons été souvent confrontés à des situations de blocage. Pour mettre fin à ces entraves ou à ces obstacles, nous soumettons les participants à l’exercice suivant4 :

Les participants sont séparés en deux groupes. Chacun d’eux soutient une thèse a priori diamétralement opposé à celle de l’autre groupe. Les partisans du concept, la proposition ou la solution « A », doivent identifier au moins quatre idées qu’ils pourraient accepter de la part de la solution « B » et réciproquement. Cette méthodologie a pour avantage de pousser les interlocuteurs « A » et « B » à changer de posture en les obligeant à regarder le problème sous un angle nouveau.

Cette confrontation, « ce corps à corps mental » comme dit Philippe Guitton5 « se fera non plus avec la colère mais avec le cœur ». « A » commençant à intégrer la position de « B » et réciproquement. En obligeant les participants par la pensée à sortir de leur posture initiale, Nous les obligeons à en adopter une nouvelle. « A » et « B » voient obligatoirement l’opinion de l’autre sous un angle différent, qui les détache de leur pensée initiale et les force d’une manière ou d’une autre à adopter une nouvelle position et un nouveau comportement, et à normalement sortir de leur sclérose6 intellectuelle.

« A » et « B » en adoptant cette nouvelle posture perdent, leur ancienne « vision du monde qui se change par une autre vision du monde7 », en sortant ainsi du manichéisme8 (le blanc et le noir, j’ai raison et il se trompe, je détiens la vérité et il est dans l’erreur).

 

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4 Cf. §1.5 La tolérance et le BPM. Cet exercice s’inspire du livre de Philippe Guitton - Dialogue avec Socrate – Maison de la Philosophie. Nous l’avons agrémenté d’une pratique que nous utilisions fréquemment lors des analyses stratégiques SWOT. Tout est toujours plus simple en utilisant un moyen ludique pour faire passer des messages. Nous avons simplifié l’exercice à 2 groupe. Cependant l’exercice marche de la même manière si 2 ou plusieurs thèses s’affrontent. Dans ce cas compte tenu des délais on peut se limiter à 2 ou 3 idées, en ayant aussi à l’esprit (selon le temps dont vous disposez) que ce processus peut être itératif.

5 Cf. Philippe Guitton - Dialogue avec Socrate – Maison de la Philosophie.

6 Incapacité à évoluer, à s'adapter à une nouvelle situation

7 Cf. Philippe Guitton - Dialogue avec Socrate – Maison de la Philosophie.

8 Doctrine des disciples de Mani. C’est une conception qui divise toute chose en deux parties, dont l'une est considérée tout entière avec faveur et l'autre rejetée sans nuance. En d’autres termes c’est blanc ou noir. 

Que penser si cette méthodologie était appliquée plus librement lors de débats qu’ils soient publics ou privés ? Si tous les sectaires, les psychorigides, tous ceux qui sont bercés par la fatuité de leur raisonnement, et notamment ceux qui se répandent sur les réseaux sociaux, qui vous tournent en dérision quand vous ne partagez pas leur opinion.

Votre situation s’aggravera, si vous avez le malheur de leur rappeler que leurs propos sont UNIQUEMENT LE REFLET DE LEUR OPINION ET NON LA VERITE  9.

 

3. Et si prétendre avoir raison, c’était justement avoir tort

Il est a priori aisé de donner des conseils quand nous sommes observateurs. Mais arrivons-nous à être tout aussi objectif quand nous sommes nous-mêmes parties prenantes à la discussion.

Je me suis effectivement surpris à plusieurs reprises, à vouloir convaincre mon ou mes interlocuteurs d’abandonner leur point de vue pour accéder à « la vérité », c’est-à-dire à « ma réalité » et donc en fait à « mon opinion », que j’avais érigée en « dogme Urbi et Orbi10 », en oubliant que je vois le monde tel que je suis et que les autres voient le monde tel qu’ils sont.

En quoi mon opinion, ma réalité est-elle plus valable que celle de la personne avec qui je discute ? Il m’a donc fallu évoluer de « la contradiction », qui selon Leibnitz « oppose deux propositions dont l’une est vraie et l’autre est fausse » sans pour autant savoir qui dit vrai et qui est dans l’erreur, « à la confrontation » qui comme le disait Blaise Pascal  « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà », indiquant par ce biais, que toute vérité est relative et dépend du contexte dans lequel « notre vérité » est utilisée.

 

La confrontation11 est la comparaison des idées sans pour autant que l’une prédomine l’autre.  Cette posture nous ramène à notre exercice précédent où la solution applicable à telle ou telle situation, qui par nature est unique, est quelque part entre gris clair et gris foncé12.

 

Que de débats nous seraient épargnés, que de visions sectaires ne trouveraient plus d’auditoire, si nous étions capables de concéder qu’il y a un peu de vérité dans chacune des opinions qui sont exposées. La vérité ultime étant peut-être/sans doute, la résultante de ce qu’il y a de meilleur dans chacune d’elle. C’est ce que nous pourrions désigner par « le compromis ».

 

Car, quand bien même auriez-vous la certitude que vous avez raison, ou que, par de subtils effets de manche vous seriez suffisamment habiles de laisser croire à ceux qui jugent la joute oratoire que tel est le cas, vous allez créer une situation dans laquelle vous acculez votre détracteur à avoir tort et donc en quelque sorte de perdre la face13. Que peut-il résulter d’une telle situation ?  Deepak Chopra nous dit que « notre besoin d’avoir raison ne provoquera qu’antagonisme et rejet ». Si l’ego de votre détracteur est atteint c’est du ressentiment, des conflits et le désir de vengeance que vous récolterez. L’histoire du monde est suffisamment explicite, pour nous donner de nombreux exemples de ce qu’il peut advenir dans ce genre de situation. 

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9 Qui n’a pas connus ces réunions de famille ou entre amis qui se terminent en pugilat général pour des questions politiques, oubliant que ce en quoi ils croient, n’est en fait que leur opinion, et pas la « VERITE ».

10 Si une entreprise fait appel à mon savoir-faire et à mes capacités de discernement ce n’est pas pour mettre en œuvre une solution standard applicable de la même manière à tout le monde. Je me dois donc avec humilité de comprendre sa problématique qui est unique et avec le recul nécessaire proposer la solution qui répondra le mieux à son besoin.

11 « Socrate au pays des process – La vie de bureau ou comment je suis tombée en absurdie » de Julia de Funès - Flammarion

12 Il reste aux participants à déterminer où mettre le curseur, en essayant de rendre la zone de leurs divergences la plus petite possible.

13 Ce qui sera une atteinte à son ego, génèrera inéluctablement le désir de revanche et/ou de vengeance. « Ce n’est pas tant le sujet de la discussion qui nous importune, que la remise en cause de notre identité. Le moindre mot qui menace l’image que nous avons de nous-même, nous est insupportable » Deepak Chopra – Les sept lois spirituelles du vrai bonheur – Quatrième clé « renoncez à avoir raison ».

 

« Donc finalement si vouloir avoir raison c’est finalement avoir tort ».  Le bonheur furtif d’avoir raison résistera-t ’il à toutes les inimitiés que vous aurez suscitées en voulant absolument avoir raison ? la question qui se pose alors c’est le jeu en vaut-il la chandelle ? Mais Le renoncement n’est-il pas synonyme « de défaite et de déshonneur14 ? »

 

Au contraire nous répond Deepak Chopra, « c’est signe d’intelligence et de discernement ». Pour autant renoncer à avoir raison, ne veut pas dire abandonner ses croyances et ses convictions.  Renoncer ce n’est pas abdiquer, ce n’est pas fuir devant la contradiction et la confrontation. Ce n’est pas abandonner le champs de bataille par crainte du conflit. Car « Il n’y a rien de pire que de perdre sans avoir osé »15.

 

En ne cherchant pas à avoir raison, mais en soutenant nos convictions, nous envoyons un message clair à notre détracteur :

« Nous respecterons vos convictions, et nous ne chercherons pas à vous convaincre ni à vous persuader que nous avons raison et que vous avez tort. Nous chercherons encore moins à vous tourner en dérision, parce que vous ne partagez pas nôtre point de vue comme savent si bien le faire les sectaires, les intolérants et les doctrinaires. Mais si nous respecterons votre opinion, nous vous demandons en échange de respecter la nôtre dans vos propos et observations, et que ceux-ci soient faits sans dénigrement, sarcasme ou brocard.

Très vraisemblablement si nous nous soumettions à l’exercice du changement de posture, nous arriverions à trouver dans votre discours ou votre argumentaire des idées que nous pourrions faire nôtre et réciproquement. Nous nous rendrions compte alors que le fossé qui nous sépare, n’est peut-être pas aussi grand que nous le supposions. Il n’y a d’ailleurs aucun déshonneur, ni de sentiment de défaite à avoir, pour vous comme pour nous, à faire évoluer notre posture dans la confrontation qui nous oppose ou plutôt qui nous réunit 16 ».

 

Il se peut que toutes les préconisations exposées ci-dessus (exercice pour un changement de posture et éviter le manichéisme), soit inopérant. Notre aptitude à la tolérance (ou à l’intolérance), peut aussi être le résultat de notre humeur et du contexte social dans lequel s’engage cette discussion. Dans l‘hypothèse d’un dialogue de sourd, la meilleure solution est sans nul doute d’ajourner le débat s’il apparait clairement que toutes les parties en présence ne sont pas disposées au compromis.

 

4.  Responsabilité ou engagement ?

Je vous disais donc précédemment que je m’étais surpris, à plusieurs reprises, dans mon métier de consultant à vouloir avoir raison, et avoir soutenu ma position avec véhémence vis-à-vis de responsables pour lesquels j’effectuais une mission et qui avaient souhaité recourir à mes services. Pourquoi donc m’avoir sollicité sur leur projet si finalement ce n’était pour ne pas suivre les conseils que je leur prodiguais. D’où cette envie incontrôlable de leur démontrer que j’avais raison puisque j’étais « l’homme de l’art », le spécialiste embauché pour la circonstance pour leur montrer le chemin à suivre.  

Sans m’en rendre compte, je commettais par cette réaction plusieurs erreurs :

  • La première est psychologique. Chaque entreprise est un cas d’espèce qui a ses propres spécificités. Une solution toute faite qui s’applique à tout le monde est une erreur économique et une erreur psychologique.  

  • La deuxième étant de confondre les termes « responsabilité et d’engagement ».

  • La responsabilité se définit par rapport à soi-même. Je suis comptable des décisions que je prends et je dois en assumer les conséquences. A contrario je ne suis pas redevable des décisions prises par tel ou tel. Si diverses entreprises sollicitent mon avis, mais finalement en leur âme et conscience, elles prennent une autre décision, c’est à elles d’en assumer les conséquences.

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14 idem - Deepak Chopra – Les sept lois spirituelles du vrai bonheur – Quatrième clé « renoncez à avoir raison ».

15 Sun TZI - L’art de la guerre

16 Cette phrase de cette chronique a été reprise dans mon « Avant-Propos ».

 

Je ne dois m’offusquer dû fait que leur décision ne soit pas celle que j’avais préconisée. Mon client a certainement de bonnes raisons qui justifient sa décision. La seule chose que mon devoir de conseil m’incombe de faire, consiste à lui faire prendre conscience des conséquences que cette décision engendrera et de lui proposer toutes les solutions alternatives possibles pour qu’il puisse prendre sa décision en toute conscience. Je me dois donc de les « laisser vivre leurs expériences comme ils le souhaitent » même si j’ai des doutes et/ou des incertitudes sur les résultats que ce choix va provoquer.

 

  • Mon engagement est donc de les conseiller, de les éclairer sur la décision à prendre. Une fois celle-ci prise, je ne dois pas me sentir responsable, si comme je l’avais pressenti les résultats ne sont pas au rendez-vous. Chacun doit assumer les conséquences de ses choix.

 

Confondre ces deux notions, peut nous faire perdre de vue notre véritable objectif. Vouloir avoir raison n’a donc pas de sens et ce n’est pas la marque de notre valeur ajoutée. Cela peut aussi avoir des répercussions contre-productives sur la mission qui nous a été confiée.

Ma responsabilité est de tout mettre en œuvre pour comprendre la problématique de mon client et mon engagement est de lui proposer, à la suite de l’analyse de sa situation, toutes les solutions envisageables pour résoudre sa problématique. Sa décision il doit la prendre en connaissance, en compétence et en responsabilité. Il devra en assumer les conséquences de ces choix et je me dois de respecter leur « opinion », et leur « vérité ».

5. La tolérance et le BPM.

Le travail en atelier

Dans ce genre d’atelier pour travailler sur la tolérance, le plus simple est d’extraire les participants de leur contexte et de pratiquer un jeu de rôle. Le scenario le plus simple est de prendre par exemple une opposition entre deux programmes politiques.

 

Etape 1 (tous les participants) :

  • Explication du déroulement de l’exercice et de ses objectifs

  • Le Groupe est séparé en deux équipes.

  • L’animateur fixe le scénario et les règles.

 

Etape 2 (Par Groupe) :

  • Chaque groupe doit lister les composantes structurantes de son programme (une quinzaine environ) en les explicitant par quelques mots clés.

  • Chacune des composantes doit être réfléchie et fondée. L’animateur par le questionnement doit pousser les participants du Groupe à cette réflexion.

  • Chaque Groupe doit lister les composantes constituant son programme de manière claire avec les mots clés sur des feuilles de « paper board ».

  • Pour que l’exercice soit probant et porte ses fruits, il faut que les participants aient suffisamment de temps pour dresser une liste significative et qui évite les lieux communs.

Etape 3 (Par Groupe) :

  • Les deux Groupes changent de salle. Le Groupe A va dans la salle du Groupe B et réciproquement.

  • Chaque groupe doit déterminer dans le programme de l’autre, quatre mesures qui pourraient figurer dans le leur.

  • L’animateur doit veillez, à pousser les participants à expliciter les raisons de leur choix.

  • Pour que tout le monde s’exprime, chaque participant d’un groupe doit voter à tour de rôle en expliquant les raisons de son choix. Il dispose pour cela de quatre pastilles de couleur différentes dont chacune est équivalente à un nombre de points.

  • Une fois que tout le monde s’est exprimé et a voté il est possible de changer certains votes, à la suite des explications données par certains membres du groupe (pour corriger les erreurs d’interprétation etc.). Chaque modification doit effectivement être justifié.

Etape 3 Bis (Par Groupe) :

  • En fonction du temps, il peut aussi être intéressant de demandé au Groupe A, par exemple, quelles sont les trois valeurs du Groupe B, dans lesquelles ils se reconnaissent le moins et d’expliquer le pourquoi de leur choix. De même que pour le vote précédent il est très important que tous les membres d’un groupe votent et explicite leur choix.

 

Etape 4 (tous les participants) :

  • Chaque Groupe donne le résultat de son vote en indique à l’autre Groupe dans quelles mesures il serait prêt à soutenir une mesure qui se trouvent dans leur programme et si la réflexion le permet avec quels garde-fou, ou quelles précautions.

  • L’exercice pourrait se focaliser sur 1 ou 2 mesures retenues par chaque Groupe, pour déterminer en fonction des aspirations de chacune des parties, comment ils pourraient la mettre en place conjointement.

Etape 5 Conclusion de l’exercice :

  • L’animateur rappelle que le compromis sur les mesures retenues, en lui -même est important. Le plus important cependant c’est l’état d’esprit des Groupes qui importent le plus ! Ceux-ci se sont mis dans une posture de ne plus avoir raison sur tout et de voir dans les éléments du programme de l’autre Groupe des ingrédients, des éléments que peut-être auparavant par sectarisme ils auraient refusé.

 

 

6. Conclusion

  • Si nous pouvons admettre que des individus ne pensent pas comme nous.

  • Si nous renonçons à vouloir systématiquement avoir raison

  • Si nous respectons leurs idées et leur croyance, c’est-à-dire l’image de « soi » de nos détracteurs, comme ils doivent en retour respecter la nôtre,

  • Et si nous arrivons à nous satisfaire de cette situation sans heurts,

Alors nous sommes sur le chemin de la tolérance.

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