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2.5      Les autres formes de Balances Carrées™®
 

Pour clore ce long chapitre sur les « Balances Carrées™® », soyez persuadés qu’il en existe certainement beaucoup d’autres dans vos domaines respectifs. Elles ne sont  peut-être pas carrées, et peuvent comportées a minima deux éléments qui  doivent s’équilibrer et en harmonie, ce qui vous en conviendrez est le propre d’une balance.
 

2.5.1 Stratégie - La Matrice SWOT

Pour finir juste un mot sur la matrice SWOT (Strength, Weakness, Opportunity & Threats).  Cette méthodologie offre à tous les égards les caractéristiques d’une Balance Carrée™®.

pôles interdépendants qui doivent s’équilibrer pour produire un résultat stratégique (une efficience, une résultante des forces) qui soit le plus important possible.

Comme pour les autres balances, il faut se connaitre soi-même et notamment ses faiblesses, et les menace qu’elles pourraient engendrer pour mieux les annihiler ou en réduire les effets à travers nos forces. Cette connaissance de nous même peut nous permettre de saisir des opportunités. Sans elle peut-être n’aurions nous pas oser les saisir.

2.5.1.1 Matrice SWOT et Vie Privée

Jusqu’à présent, j’ai beaucoup parlé de Management par les processus, et vous devez vous demander comment le concept des Balances Carrées™® s’applique à la deuxième partie de mon propos à savoir, ce que j’ai appelé la PPA™® - Personal Process Analysis, qui est la transposition à la vie privée du BPM pour la vie professionnel.

Il existe d’ailleurs une osmose entre BPM et PPA™®. Si vous regardez de plus près, quand vous postulez pour un job, avez-vous déjà utilisé la matrice SWOT pour faire une balance forces / faiblesses et opportunités / menaces.

En ce qui me concerne quand je reçois un descriptif pour une mission, je ne coche jamais toutes les cases (surtout que généralement toutes les annonces demandent le moutons à 5 pattes). Dans ce qui est demandé vous avez vos points forts et vos lacunes . C’est bien sûr le premier équilibre à regarder.

Après la décision peut se prendre en fonction des opportunités que cette mission m’apporte, comme un apport ou un renforcement de connaissance dans un secteur particulier, une possibilité de « benchmarker » (a priori c’est dans notre dictionnaire) une nouvelle expérience à d’autres secteurs etc.

Par contre à l’opposé du spectre si je ne suis pas tout à fait qualifié, le client y trouvera-t-il un sujet d’insatisfaction ? Cela pourra-t-il me nuire pour une mission plus adaptée à mes compétences avec ce même client (risque d’image). En fonction de cette analyse (que nous pourrions qualifiée de stratégique), je produits  un résultat et je prends la décision d’assumer ou de rejeter le risque.

Si je décide de l’assumer,  il me faut dans ce cas que je consacre du temps dans mon analyse pour mettre l’accent sur mes forces et trouver les bons arguments pour minorer mes faiblesses.

L’Utilisation de la Matrice SWOT qui est à mon sens une Balance Carrée™®, s’applique aussi bien à titre personnel que professionnel.

 

2.5.1.2 Matrice SWOT comment ça fonctionne ?

La matrice SWOT représente les 4 blocs forces, faiblesses, opportunités et Menaces. Il s’agit d’identifier pour chaque item jusqu’à 5 éléments principaux.  

Dans l’idéal, il s’agit de croiser chaque couple de possibilité, c’est-à-dire la force 1 avec toutes les faiblesses et toutes les menaces, pour déterminer toutes les interactions (elles peuvent n’en avoir aucune).

Une fois l’exercice terminé, vous pouvez prioriser vos forces et vos opportunités, qui vous serviront de point d’ancrage dans votre discussion stratégique ou lorsque vous postulez pour un emploi ou une mission.

2.5.1PPA™® - La Roue de Tony ROBBINS : Croyance – Potentiel – Action -Résultat

Le PDCA est une technique développée par William Edward DEMING. C’est un processus itératif, et la base de l’amélioration continue. Il s’agit d’un cercle vertueux « le Kaïzen » (Analyser pour rendre meilleur).

A l’instar du PDCA le célèbre « coach » Tony ROBBINS a imaginé un autre cercle vertueux (itératif) qui se compose des éléments suivants : Nos croyances (les éléments qui sont notre moteur intellectuel), le potentiel que nous mettons en œuvre pour faire partager ces croyances (qu’elles soient positives ou négatives), les actions que nous menons en relation avec ce potentiel, et les résultats que nous obtenons, qui viennent alimenter et faire évoluer ces croyances.

Ce qui est intéressant dans la démarche de Tony ROBBINS, c’est qu’il ajoute que  ce cercle vertueux est assujetti à 7 règles qu’il appellent «  the 7 lies of Success ».  Ces règles ou ses mensonges ( il utilise le mot mensonge non pas au sens de tromperie aux autres, mais plutôt de tromperie à soi-même, pour nous amener à être réactif, et d’envisager que la vision que nous avons de notre croyance n’est peut-être pas la bonne – ce n’est qu’une appréciation - une opinion ) doivent nous mettre dans un état d’esprit d’ouverture à une autre possibilité, nous permettant de nous rendre compte que notre vérité finalement n’en est pas forcément une, et en ce sens nous amener à changer de posture.

 

Ces 7 règles s’appliquent (c’est mon opinion) à la « Vie Privée » comme à l’amélioration continue (PDCA). Ces règles sont :

  1. Tout évènement se produit pour une raison précise. Il n’y a pas de hasard. Si cela ne va pas dans le sens que nous avions imaginé, alors il nous faut trouver la quintessence du message qui nous est ainsi délivré.

  2. Il n’y a pas d’échec, il n’y a que des résultats. Quand nous modélisons et réalisons un diagramme, tous les éléments de sortie sont des résultats, même sur ce que nous nommons un processus dégradé (qu’est ce qui se passe quand ça va mal), et que nous sommes obligés de refaire le processus.

  3. Il faut assumer la responsabilité de ses croyances. « Le sens  de ce que je communique est contenu dans les réactions que j’obtiens (Agrément ou objections)». Ce point est bien évidemment lié au point A. Je dois trouver dans le message qui m’est transmis en retour les sources d’amélioration (en continue) de ma croyance.

  4. Le mieux est l’ennemi du bien. Il n’est pas nécessaire (il n’est pas possible) de maitriser tous les détails. Les points précédents sont là pour nous permettre d’affiner notre démarche ce qui peut nous amener à faire évoluer notre posture (Cf. le Chapitre sur la Tolérance).

  5. Les individus sont notre plus grande ressource. Cf. Le Concept de la Balance Carrée™® de l’Organisation et les principes de l’entreprise horizontale. Une confrontation ou contradiction doit être considéré comme une marque d’estime de quelqu’un qui a pris le temps d’analyser votre point de vue (à ne pas confondre avec le dénigrement et l’intolérance).

  6. Le travail est un jeu et une passion. Pablo PICASSO disait « Quand je travaille je me repose ».

  7. Il n’y a pas de réussite durable sans engagement. S’engager c’est prendre le temps

 

2.5.1  PPA™® - La Matrice Persona Vs. Ombre de JUNG : SQD

Vous l’aurez compris C.G.JUNG est un de mes modèles,  un de mes maitres à penser. Son discours prolifique est parfois d’un abord assez abscond et pour s’assurer que nous avons bien compris il faut s’appuyer sur des auteurs qui ont décortiqué sa pensée pour la traduire et la rendre intelligible par tous. Ce n’est pas par hasard que C.G. JUNG est l’égérie de pratiquement tous les livres qui traitent du développement personnel,  notamment aux Etats Unis.

2.5.1  Sont-ce tous ces exemples vraiment des formes de Balance Carrée ?

A cette question je réponds par l’affirmative sans aucune hésitation. Pourquoi ?

Car si nous y regardons de plus près,  vous constaterez  que le PDCA et la Roue de Tony ROBBINS en ont les mêmes caractéristiques. Quatre éléments interdépendants entre eux qui doivent conduire à maximiser l’équilibre et l’harmonie qui les lient.

Dans le cadre de la roue Tony ROBBINS, pour une croyance négative, c’est aussi un moyen en prenant conscience de notre condition, de minimiser le potentiel que nous mettons en œuvre pour soutenir cette croyance qui nous entraine dans une spirale négative. Il faut effectivement savoir que notre ressenti n’est qu’une interprétation de notre mental des évènements dont nous sommes témoins (comme tout ce que nous pensons d’ailleurs).

Or ceux-ci sont neutres (Cf. le Chapitre 4 sur les Emotions). La mésestime de soi par exemple n’est qu’une construction de notre pensée. Cette dernière s’appuie sur la représentation qu’elle se fait de certains évènements, à travers son filtre mental, pour apporter des pièces à charge qui sont censés confirmer sa théorie. Nos pensées peuvent parfois être un poisson mental. Il nous faut alors apprendre à faire un pas de côté pour changer de posture, et voir ces évènements avec un autre angle et un autre éclairage et constater que nous n’avions pas la bonne vision des choses.

Encore une fois dans un procès nos arguments à charge ou à décharge ne sont que notre interprétation. Comment pourrions-nous affirmer, avec quelle arrogance, que nous sommes dépositaire de la vérité ? Et comment sur quel principe pourrions-nous nous appuyer ? Tout est présomption et force de persuasion. Ce que dit Tony ROBBINS (avec lequel je ne partage pas toutes ses idées mais si je compare son succès avec le mien, force est de constater que la balance ne penche pas et de loin de mon côté 😊), c’est que si nous changeons de paradigme, si nous apprenons à regarder les choses différemment alors nous pourrions avoir une vision complètement différente. Vouloir avoir raison c’est avoir tort (Deepak Chopra), mais il n’y a aucune honte à admettre que nous avons tort (pour autant que nous arrêtions de mettre notre EGO dans nos croyances. Si nous adoptons cette posture, cela contribuera à faire évoluer l

 

le filtre mental que nous avons sur lesdits évènements, et cela nous fait grandir.

Si j’ai foi dans ma croyance (et la passion est une force à mon sens plus qu’une faiblesse), le potentiel que je dois mettre en œuvre va être à la mesure de cette croyance. J’aurais peut-être que de faibles résultats au départ. Abraham Lincoln n’a-t-il pas subit 23 revers à différentes élections avant de devenir Président des Etats Unis. Les actions que je mettrais en œuvre, apporterons petit à petit leurs résultats (ne jamais parler d’échec – qui est en soi un résultat parce qu’il nous apporte un enseignement). J’ai lu un jour un livre dont je ne me souviens plus du titre ni de son auteur qui disait que plus nous avons d’échec plus nous sommes mûrs pour le succès alors que celui qui n’a eu que des succès ne se remettra jamais d’un échec !

Ces résultats aussi maigres soient-ils nous poussent à persister et à créer ce mouvement itératif, qui produira d’autres résultats. Si ceux-ci ne sont pas ce que vous avez imaginés, il alors peut être temps de soulevez le capot du moteur de votre croyance et de faire quelques réglages.

Le PDCA ou la Roue de DEMING procède pour moi exactement du même raisonnement. Si je prévois (PLAN) quelque chose, je mais en œuvre les moyens nécessaires pour en assurer la réalisation (DO). Je vais  derrière analyser les résultats obtenus (CHECK). En fonction des résultats je vais mener les actions correctives (ACT), c’est-à-dire repenser ma croyance pour la rendre plus intelligible plus compréhensible par le plus grands nombre.

La matrice SWOT par une analyse logique, me fera préférer une opportunité qui ne sera pas celle que j’aurai choisi a priori ou intuitivement, mais que finalement à la réflexion est la plus adaptée à ma propre situation.

Toutes à mon sens rentrent dans le concept des Balances Carrées™®, et encore une fois si vous commencer votre quête, je suis sûr que vous trouverez bien d’autres constructions dans vos domaines respectifs qui intrinsèquement possèdent leurs caractéristiques.

 

2.5.2En Guise de conclusion

Sun-TZI : Il n’y a rien de pire que de perdre sans avoir Osé !

Récemment j’avais une croyance. Elle ne reposait que sur des supputations. Après avoir attendu pendant des années, j’ai cru à tort ou à raison que le moment venu de me lancer, sans faire ce que je préconise,  c’est-à-dire l’arborescence des possibilités et des probabilités de résultats favorables (ce que j’essaye de faire de manière systématique en démontrant que l’arbre de décision est un état d’esprit, sinon je n’aurais pas écrit ce livre).  J’étais trop sûr de moi et je me suis affranchi de cet exercice ce qui est rarement mon cas dans la vie professionnelle. Le verdict est tombé très rapidement et il a été cinglant.

 

Tony ROBBINS nous dit qu’il n’y pas d’échec il n’y a que des résultats. Dans mon cas on pouvait vraiment parler de « Bérézina » par rapport à mes estimations les plus pessimistes !  En termes d’évaluation je pense que l’on peut difficilement faire pire. Je pouvais en rester là et quitter la partie sans réagir. Ma contrepartie n’aurait alors rien su de mes véritables intentions. 

Je n’ai pu m’y résoudre. J’attendais ce moment depuis trop longtemps. Au risque de perdre cette relation qui m’était très chère, j’ai dévoilé mon jeu. Cela n’a bien sur rien changé à la situation finale, ni ne la arrangé en ma faveur vous vous en doutez. Par contre pour moi le résultat ou l’échec comme vous voulez le considérer, n’avais pas du tout la même saveur.

 

Comme le disait  Sun TZI  le génie de l’art de la guerre, j’avais osé. J’avais changé de  posture. J’avais  perdu, mais j’avais fais passé mon message. Ça me fait « une belle jambe » me diriez-vous, comme on dit en français. Mais en termes  d’estime de soi c’est ce qui fait toute la différence. J’avais gagné au moins cela et c’était pour moi un résultat inestimable même  si ma contrepartie ne s’en rendrait pas compte.

 

C’est ce qu’explique Tony ROBBINS, rien n’arrive par hasard. Le rappel à l’ordre a été sans appel, pour me faire comprendre que je n’avais pas été diligent dans l’appréhension du sujet et de ses probabilités de succès.

Cependant j’avais affirmé ma croyance et j’avais mis le potentiel que je pensais nécessaire pour soutenir ma position ou mon point de vue. Bien sûr, j’avais fait une analyse superficielle  des scenarii possibles. En cela j’étais responsable des turpitudes dans lesquelles je m’étais exposé, un peu à la légère. Mais somme toute je sortais du champ de bataille, un peu sonné je l’avoue, mais pas complétement défait. Pour mon estime de soi ce n’était pas Waterloo.  

En fin de compte, j’avais deux résultats : ma contrepartie connaissait ma position et j’avais osé.

C’est la leçon que je voudrais partagé avec vous tous. Un jour vous avez perdu, MAIS SI VOUS AVEZ OSE,  VOUS AVEZ GAGNE ET EN FAIT IL N’Y QUE CELA QUI COMPTE, car vous avez changé, sans vous en rendre compte de paradigme par rapport à l’estime de vous, et à partir de ce moment VOUS NE VERREZ PLUS LES CHOSES DE LA MÊME MANIÈRE ET MEME SI VOUS NE LE REALISEZ PAS C’EST UNE VICTOIRE SUR VOUS-MEME QUI N’A PAS DE PRIX.