2.5 Les autres formes de Balances Carrées™®

2.5.1    Stratégie - La Matrice SWOT. 57

2.5.2    Le PDCA et la PPA™®’s Wheel d’ICSE. 

2.5.3    Le PDCA et la PPA™® et l’aide à la prise               de décision (BPM). 

2.5.4    L’Echec n’est pas fatal,

2.5.5 Ces exemples sont-ils des Balances Carrées ?

2.6    En Guise de conclusion.

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2.5.4  L’Echec n’est pas fatal

Cas N° 5

J’avais une croyance que j’entretenais avec attention depuis quelques années.  A priori elle ne reposait que sur des indices, des supputations et  sur des sensations(73). A un moment donné j’ai cru que l’alignement des planètes s’était réalisé. Au mépris de tous les conseils que je viens de vous prodiguer, je me suis engagé, à corps perdu et sans aucune retenue dans ce projet.

Si j’avais conduit l’analyse que je viens de vous décrire, c’est-à-dire l’arborescence des possibilités et des scenarii possibles, en étudiant lucidement et rationnellement pour chacun d’eux leurs probabilités de réussite, force est de constater que j’avais tous les éléments pour me dissuader de me lancer dans cette entreprise.

 

Trop impulsif et sur de moi je me suis affranchi de cet exercice préalable. Le verdict est tombé très rapidement et il a été cinglant. Tony ROBBINS nous dit que rien n’arrive par hasard, me rappelant ainsi mon manque de diligence dans l’appréciation de la situation mais il nous dit aussi qu’il n’y pas d’échec, il n’y a que des résultats. Dans mon cas, si j’étais objectif, je pouvais vraiment parler de désastre (un vrai Berezina74)  par rapport à mes estimations les plus pessimistes !

Dans les scenarii probables, il y en avait un dont la probabilité d’occurrence était, si j’avais été raisonnable, plus que forte et que mes supputations m’avait fait écarter (parce que la réponse qu’il me donnait n’allait pas dans le sens de ma croyance et de mes désirs). Bien évidemment c’est ce scenario, qui est sorti du chapeau. Je suis sur le moment resté coi, totalement impuissant, sans avoir pu m’exprimer, même si mon attitude trahissait, je pense mes intentions.

 

Sun-TZI : Il n’y a rien de pire que de perdre sans avoir Osé ! – l’art de la guerre

J’aurais pu en rester là, et quitter la partie sans, que mon interlocutrice dans ce projet, n’ait pu connaitre en détail, mes intentions et mes objectifs. Je n’ai pu m’y résoudre. J’avais attendu cette éventualité depuis trop longtemps. J’avais cru le moment propice. Il me fallait me sortir par le haut de cette situation. Si le projet était devenu caduque, il me fallait oser, pour retirer au moins un profit d’estime. J’ai donc dévoilé mon jeu mes véritables intentions.

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Cela n’a bien sûr rien changé à la situation finale, ni ne la guère arrangée en ma faveur, au contraire. En revanche, pour moi le résultat ou l’échec comme vous voulez le considérer, n’avait pas du tout la même saveur.

 

Comme le disait Sun TZI le génie de « l’art de la guerre », j’avais osé. J’avais donc changé de posture. J’avais perdu, mais en délivrant mon message, j’avais limité la déroute vis-à-vis de moi et de mes peurs en pesant le pire et le contre de ma démarche que je voulais entreprendre.  

 

Ça vous a servi à quoi me diriez-vous ? En termes d’estime de soi, c’est ce qui a fait toute la différence. J’avais joué le tout pour le tout.  Pour changer le cours des évènements ? Pourquoi pas, ça pouvait marcher après tout, on ne dit pas toujours la vérité. 100% des personnes qui n’osent pas perdent assurément.

 

En analysant logiquement et lucidement la situation, j’avais obtenu en dévoilant mon jeu, plusieurs résultats :

  • Mon interlocutrice connaissait ainsi ma position et mes véritables intentions, (résultat voulu),

  • J’avais osé affiché mes convictions sachant le risque que je prenais (résultat voulu),

  • En dévoilant mon jeu, je mettais fin, au moins vis-à-vis de moi-même, à un non-dit et à ce que je considérais comme une situation floue, voire ambiguë (résultat voulu),

  • Le risque étant en revanche, que je mettais fin à une relation tout simplement (résultat non-voulu, mais prévisible et anticipable en cas d’échec. Mais ce dernier n’est pas fatal et peut-être pas final non plus). En ne pratiquant pas l’arbre d’aide à la décision et l’identification des divers scenarii, c’est ce résultat là que j’avais délibérément occulté.

 

Commentaire : la probabilité d’échec étant forte, la démarche se justifiait-elle ? Vous-même l’auriez-vous tenté ? Dans ce genre de débat chacun fait sa propre analyse, établi ses propres réponses et fait ses propres choix. La logique n’a pas toujours sa place dans ce genre de débat.

L’outil d’aide à la décision vous permet soit d’éviter le risque, de trouver des palliatifs pour en diminuer les effets, soit tout simplement de l’assumer en toute connaissance de cause. En ce qui me concerne, j’avais intuitivement et hâtivement fait un choix très hasardeux. L’outil d’aide à la décision, m’a permis en toute conscience pour l’estime de moi, après la  Bérézina, d’éviter Waterloo, même si le prix à payer était affectivement très élevé.

 

Rétrospectivement, si j’avais réalisé cette étude initiale, et si j’avais identifié ce scenario, associé à ce risque plus que probable, est ce que j’aurais tenté quand même l’aventure ?

A la réflexion aujourd’hui avec le recul la réponse est assurément oui. Comment réaliser ses désirs, si nous ne sommes pas dans l’action et que nous ne prenons aucun risque. La prise de risque est le sel de la vie. Mais je l’aurais pris en conscience sachant où cela pouvait me mener, car l’outil d’aide à la décision m’aurait permis de mieux anticiper et appréhender les issues, m’évitant du stress et des frustrations plus que prévisibles.

 

Nietzsche disait « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort », par ces mots le philosophe exprimait l’idée que la souffrance est un outil de connaissance.

 

« Nietzsche prend la souffrance comme l'occasion de développer l'ingéniosité, la vaillance et la curiosité. Tout ce qui a été donné de profondeur à l'homme, de secret, d'esprit, de grandeur, a été acquis par la culture de la grande souffrance75 ».

 

Carl Gustav JUNG d’ajouter « il n’y a pas de prise de conscience sans douleur. Ne vous accrochez pas cependant à celui qui part, sinon vous ne verrez pas celui qui arrive76 ».  

Notes

73 Cf. Chapitre 4 sur les Emotions

74 Bérézina - L'expression fait référence à la déroute de l'armée napoléonienne en 1812. Le nom de la Bérézina est resté dans le vocabulaire français comme un équivalent de « déroute » ou d’échec complet.

75 Chronique de Raphaël ENTHOVEN sur Europe 1 le 11 avril 2017.

76 A mon sens cette phrase s’applique qu’il s’agisse d’une personne ou d’un raisonnement. Nous devons apprendre à changer de posture (accepter d’avoir tort), pour nous ouvrir à de nouvelles formes de pensées (celles qui nous arriveront à la suite de ce changement).

2.5      Les autres formes de Balances Carrées™®
 

Pour clore ce long chapitre sur les « Balances Carrées™® », soyez persuadés qu’il en existe certainement beaucoup d’autres dans vos domaines respectifs. Elles ne sont  peut-être pas carrées, et peuvent comportées a minima deux éléments qui  doivent s’équilibrer et en harmonie, ce qui vous en conviendrez est le propre d’une balance.
 

2.5.1 Stratégie - La Matrice SWOT

Pour finir juste un mot sur la matrice SWOT (Strength, Weakness, Opportunity & Threats).  Cette méthodologie offre à tous les égards les caractéristiques d’une Balance Carrée™®.

pôles interdépendants qui doivent s’équilibrer pour produire un résultat stratégique (une efficience, une résultante des forces) qui soit le plus important possible.

Comme pour les autres balances, il faut se connaitre soi-même et notamment ses faiblesses, et les menace qu’elles pourraient engendrer pour mieux les annihiler ou en réduire les effets à travers nos forces. Cette connaissance de nous même peut nous permettre de saisir des opportunités. Sans elle peut-être n’aurions nous pas oser les saisir.

2.5.1.1 Matrice SWOT et Vie Privée

Jusqu’à présent, j’ai beaucoup parlé de Management par les processus, et vous devez vous demander comment le concept des Balances Carrées™® s’applique à la deuxième partie de mon propos à savoir, ce que j’ai appelé la PPA™® - Personal Process Analysis, qui est la transposition à la vie privée du BPM pour la vie professionnel.

Il existe d’ailleurs une osmose entre BPM et PPA™®. Si vous regardez de plus près, quand vous postulez pour un job, avez-vous déjà utilisé la matrice SWOT pour faire une balance forces / faiblesses et opportunités / menaces.

En ce qui me concerne quand je reçois un descriptif pour une mission, je ne coche jamais toutes les cases (surtout que généralement toutes les annonces demandent le moutons à 5 pattes). Dans ce qui est demandé vous avez vos points forts et vos lacunes . C’est bien sûr le premier équilibre à regarder.

Après la décision peut se prendre en fonction des opportunités que cette mission m’apporte, comme un apport ou un renforcement de connaissance dans un secteur particulier, une possibilité de « benchmarker » (a priori c’est dans notre dictionnaire) une nouvelle expérience à d’autres secteurs etc.

Par contre à l’opposé du spectre si je ne suis pas tout à fait qualifié, le client y trouvera-t-il un sujet d’insatisfaction ? Cela pourra-t-il me nuire pour une mission plus adaptée à mes compétences avec ce même client (risque d’image). En fonction de cette analyse (que nous pourrions qualifiée de stratégique), je produits  un résultat et je prends la décision d’assumer ou de rejeter le risque.

Si je décide de l’assumer,  il me faut dans ce cas que je consacre du temps dans mon analyse pour mettre l’accent sur mes forces et trouver les bons arguments pour minorer mes faiblesses.

L’Utilisation de la Matrice SWOT qui est à mon sens une Balance Carrée™®, s’applique aussi bien à titre personnel que professionnel.

 

2.5.1.2 Matrice SWOT comment ça fonctionne ?

La matrice SWOT représente les 4 blocs forces, faiblesses, opportunités et Menaces. Il s’agit d’identifier pour chaque item jusqu’à 5 éléments principaux.  

Dans l’idéal, il s’agit de croiser chaque couple de possibilité, c’est-à-dire la force 1 avec toutes les faiblesses et toutes les menaces, pour déterminer toutes les interactions (elles peuvent n’en avoir aucune).

Une fois l’exercice terminé, vous pouvez prioriser vos forces et vos opportunités, qui vous serviront de point d’ancrage dans votre discussion stratégique ou lorsque vous postulez pour un emploi ou une mission.

2.5.2 PPA™®'s Wheel d'ICSE

Le PDCA est une technique développée par William Edward DEMING. C’est un processus itératif, et la base de l’amélioration continue. Il s’agit d’un cercle vertueux « le Kaïzen » (Analyser pour rendre meilleur).

A l’instar du PDCA le célèbre « coach » Tony ROBBINS a imaginé un autre cercle vertueux (itératif) qui se compose des éléments suivants : Nos croyances (les éléments qui sont notre moteur intellectuel), le potentiel que nous mettons en œuvre pour faire partager ces croyances (qu’elles soient positives ou négatives), les actions que nous menons en relation avec ce potentiel, et les résultats que nous obtenons, qui viennent alimenter et faire évoluer ces croyances.

Ce qui est intéressant dans la démarche de Tony ROBBINS, c’est qu’il ajoute que  ce cercle vertueux est assujetti à 7 règles qu’il appellent «  the 7 lies of Success ».  Ces règles ou ses mensonges (il utilise le mot mensonge non pas au sens de tromperie aux autres, mais plutôt de tromperie à soi-même, pour nous amener à être réactif, et d’envisager que la vision que nous avons de notre croyance n’est peut-être pas la bonne – ce n’est qu’une appréciation - une opinion), doivent nous mettre dans un état d’esprit d’ouverture à une autre possibilité, nous permettant de nous rendre compte que notre vérité finalement n’en est pas forcément une, et en ce sens nous amener à changer de posture.

 

Ces 7 règles s’appliquent (c’est mon opinion) à la « Vie Privée » comme à l’amélioration continue (PDCA). Ces règles sont :

  1. Tout évènement se produit pour une raison précise. Il n’y a pas de hasard. Si cela ne va pas dans le sens que nous avions imaginé, alors il nous faut trouver la quintessence du message qui nous est ainsi délivré.

  2. Il n’y a pas d’échec, il n’y a que des résultats. Quand nous modélisons et réalisons un diagramme, tous les éléments de sortie sont des résultats, même sur ce que nous nommons un processus dégradé (qu’est ce qui se passe quand ça va mal), et que nous sommes obligés de refaire le processus.

  3. Il faut assumer la responsabilité de ses croyances. « Le sens  de ce que je communique est contenu dans les réactions que j’obtiens (Agrément ou objections)». Ce point est bien évidemment lié au point A. Je dois trouver dans le message qui m’est transmis en retour les sources d’amélioration (en continue) de ma croyance.

  4. Le mieux est l’ennemi du bien. Il n’est pas nécessaire (il n’est pas possible) de maitriser tous les détails. Les points précédents sont là pour nous permettre d’affiner notre démarche ce qui peut nous amener à faire évoluer notre posture (Cf. le Chapitre sur la Tolérance).

  5. Les individus sont notre plus grande ressource. Cf. Le Concept de la Balance Carrée™® de l’Organisation et les principes de l’entreprise horizontale. Une confrontation ou contradiction doit être considéré comme une marque d’estime de quelqu’un qui a pris le temps d’analyser votre point de vue (à ne pas confondre avec le dénigrement et l’intolérance).

  6. Le travail est un jeu et une passion. Pablo PICASSO disait « Quand je travaille je me repose ».

  7. Il n’y a pas de réussite durable sans engagement. S’engager c’est prendre le temps

 

2.5.5  Ces exemples sont-ils des Balance Carrées™® ?

A cette question je réponds par l’affirmative sans aucune hésitation. Pourquoi ?

Car si nous y regardons de plus près,  vous constaterez  que le PDCA et la Roue de Tony ROBBINS en ont les mêmes caractéristiques. Quatre éléments interdépendants entre eux qui doivent conduire à maximiser l’équilibre et l’harmonie qui les lient.

Dans le cadre de la roue Tony ROBBINS, pour une croyance négative, c’est aussi un moyen en prenant conscience de notre condition, de minimiser le potentiel que nous mettons en œuvre pour soutenir cette croyance qui nous entraine dans une spirale négative. Il faut effectivement savoir que notre ressenti n’est qu’une interprétation de notre mental des évènements dont nous sommes témoins (comme tout ce que nous pensons d’ailleurs).

Or ceux-ci sont neutres (Cf. le Chapitre 4 sur les Emotions). La mésestime de soi par exemple n’est qu’une construction de notre pensée. Cette dernière s’appuie sur la représentation qu’elle se fait de certains évènements, à travers son filtre mental, pour apporter des pièces à charge qui sont censés confirmer sa théorie. Nos pensées peuvent parfois être un poisson mental. Il nous faut alors apprendre à faire un pas de côté pour changer de posture, et voir ces évènements avec un autre angle et un autre éclairage et constater que nous n’avions pas la bonne vision des choses.

Encore une fois dans un procès nos arguments à charge ou à décharge ne sont que notre interprétation. Comment pourrions-nous affirmer, avec quelle arrogance, que nous sommes dépositaire de la vérité ? Et comment sur quel principe pourrions-nous nous appuyer ? Tout est présomption et force de persuasion. Ce que dit Tony ROBBINS (avec lequel je ne partage pas toutes ses idées mais si je compare son succès avec le mien, force est de constater que la balance ne penche pas et de loin de mon côté 😊), c’est que si nous changeons de paradigme, si nous apprenons à regarder les choses différemment alors nous pourrions avoir une vision complètement différente. Vouloir avoir raison c’est avoir tort (Deepak Chopra), mais il n’y a aucune honte à admettre que nous avons tort (pour autant que nous arrêtions de mettre notre EGO dans nos croyances. Si nous adoptons cette posture, cela contribuera à faire évoluer l

 

le filtre mental que nous avons sur lesdits évènements, et cela nous fait grandir.

Si j’ai foi dans ma croyance (et la passion est une force à mon sens plus qu’une faiblesse), le potentiel que je dois mettre en œuvre va être à la mesure de cette croyance. J’aurais peut-être que de faibles résultats au départ. Abraham Lincoln n’a-t-il pas subit 23 revers à différentes élections avant de devenir Président des Etats Unis. Les actions que je mettrais en œuvre, apporterons petit à petit leurs résultats (ne jamais parler d’échec – qui est en soi un résultat parce qu’il nous apporte un enseignement). J’ai lu un jour un livre dont je ne me souviens plus du titre ni de son auteur qui disait que plus nous avons d’échec plus nous sommes mûrs pour le succès alors que celui qui n’a eu que des succès ne se remettra jamais d’un échec !

Ces résultats aussi maigres soient-ils nous poussent à persister et à créer ce mouvement itératif, qui produira d’autres résultats. Si ceux-ci ne sont pas ce que vous avez imaginés, il alors peut être temps de soulevez le capot du moteur de votre croyance et de faire quelques réglages.

Le PDCA ou la Roue de DEMING procède pour moi exactement du même raisonnement. Si je prévois (PLAN) quelque chose, je mais en œuvre les moyens nécessaires pour en assurer la réalisation (DO). Je vais  derrière analyser les résultats obtenus (CHECK). En fonction des résultats je vais mener les actions correctives (ACT), c’est-à-dire repenser ma croyance pour la rendre plus intelligible plus compréhensible par le plus grands nombre.

La matrice SWOT par une analyse logique, me fera préférer une opportunité qui ne sera pas celle que j’aurai choisi a priori ou intuitivement, mais que finalement à la réflexion est la plus adaptée à ma propre situation.

Toutes à mon sens rentrent dans le concept des Balances Carrées™®, et encore une fois si vous commencer votre quête, je suis sûr que vous trouverez bien d’autres constructions dans vos domaines respectifs qui intrinsèquement possèdent leurs caractéristiques.

 

2.6 En Guise de conclusion

2.6.1Rappel : Le BPM n’est pas qu’une méthodologie

Au cours de ce chapitre j’ai approfondi les concepts clés du BPM – Business Process Management. Mais me diriez-vous quel est le rapport entre le BPM et ce concept des Balances Carrées™®.  Le Rapport c’est l’Etat d’Esprit et c’est le fondement même de cet ouvrage.

Dans le « Guide du BPM », nous avions évoqué que cet acronyme ne se limitait pas à une technique de modélisation des processus. Qu’il évoque, je devrais dire nécessite voire même plutôt requiert en premier une « Organisation », celle de « l’Entreprise Horizontale » dont j’ai rappelé les principes, versus l’entreprise organisée en silos.

Qu’il impose ensuite une « Gouvernance » fondée sur des équilibres des structures de cette même « Organisation ». Le troisième élément inhérent au BPM, est une « Méthodologie » qui est « l’Etat d’Esprit » (du moins c’est ainsi que je vois les choses), nécessaire qui nous permet de le pratiquer efficacement. C’est à ce titre  que j’ai entamé ce livre par le « Questionnement » qui est à mon sens l’épine dorsal de cette méthodologie. Le BPM n’est pas là, contrairement à ce que certains pourraient le penser, pour enfermer dans un carcan. C’est l’éternel débat entre processus et procédures77.  Cette Méthodologie n’est pas uniquement un outil de modélisation de représentation, c’est aussi et surtout un formidable outil d’aide à la prise de décision, c’est pourquoi certains appellent le BPM l’arbre décisionnel (je vais y revenir ci-dessous)

Le quatrième élément c’est « les Ressources ». Il est nécessaire d’intégrer dans vos structures des individus ou des personnes qui sont en cohérence avec les principes évoqués ci-dessus, qui maitrisent les techniques du questionnement, qui partagent et diffusent cet « Etat d’Esprit ». Il faudra leur faire confiance.

Enfin cinquième et dernier point il faudra leur donner les « Outils et les Moyens » pour leur permettre d’atteindre les objectifs qui auront été identifiés conjointement avec le Management. Souvenez-vous, ce qui vient d’être dit sur le PDCA. Vous ne pourrez jamais atteindre 100% des résultats, si vous mettez uniquement 20% des moyens (ou des budgets) qui ont été identifiés comme nécessaire à la réalisation du projet.

 

2.G.2 BPM & PPA™® : Des outils d’aide à la décision

C’est la conjonction de ces éléments qui permet au BPM ou à la PPA™® d’être des outils si efficaces non seulement pour la modélisation des référentiels mais aussi  comme un outil de transformation (d’Amélioration Continue), ou d’aide à la décision.

L’arborescence ou l’arbre de décision permet en effet d’évaluer en votre âme et conscience, avant d’entreprendre toute action, quel est le taux de chance raisonnable d’obtenir une issue favorable à votre entreprise, avant de la mettre en pratique.  C’est une manière de  vous préparer à l’avance sur le degré objectif de réussite de votre action. Si le taux de succès potentiel est très élevé, un conseil refaite une nouvelle évaluation. Vous avez été soit trop optimiste, soit vous ne vous êtes pas posé les bonnes questions, ou vous n’avez pas suffisamment bien considéré, le « Qu’est ce qui se passe quand ça va mal ».

A ce sujet , je pense (c’est mon opinion), que tout Business Plan devrait être accompagner d’une démarche d’aide à la décision (L’arbre décisionnel Cf. SWOT, Méthode des Post IT, 5Why’s etc.) et que ces deux outils sont à mon sens, indissociable l’un de l’autre.

 

A l’inverse si le taux de réussite global vous parait faible, et la prise de risque hasardeuse, réfléchissez bien avant de prendre la décision d’abandonner. Dites-vous que vous avez réalisé, une analyse structurée et que vous avez une vision claire « du champ des opérations » et de sa topographie. Le principe de précaution tel qu’il est compris et appliqué aujourd’hui est un principe d’inaction et de stagnation.

Si vous hésitez et que vous voulez quand même  tenter le coup, préparer des plans de secours ou de replis, pour éviter toute potentielle déroute ou débandade, si jamais cela tournait mal.

 

Rappeler vous que ces dans l’action (qui peut se matérialiser sous la forme de faire ou de ne pas faire quelque chose) que vos désirs ont une chance de se réaliser. Se résigner ne vous permettra pas de les concrétiser et ne vous fera jamais évoluer.

 

Rappeler vous aussi cette citation de Winston CHURCHILL que j’ai mise en tête de ce chapitre : « Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal : c’est le courage de continuer qui compte ». Rappeler vous des « 7 lies of success » de Tony ROBBINS, c’est-à-dire qu’il n’y a jamais d’échec il n’y a que des résultats. Souvenez-vous aussi  puisque, j’ai utilisé beaucoup de termes guerriers, des paroles de SUN TZI l’auteur de l’art de la guerre il a plus de 25 siècles qui disait « qu’il n’y a rien de pire que de perdre sans avoir osé ».

 

Si vous osez, quel que soit les résultats ultérieurs que vous escomptez, vous avez déjà gagné pour vous-même dans un premier temps car vous avez changé, sans vous en rendre compte de posture, de paradigme par rapport à votre estime de vous, et à partir de ce moment-là vous ne verrez plus LES CHOSES DE LA MÊME MANIÈRE, quand bien même vous ne vous en rendriez pas compte. Quand nous adoptons cette nouvelle posture, nous faisons évoluer notre le filtre mental que nous avons sur les choses et évènements, et cela nous fait grandir.