Le Courage (1ère partie)  - Courage (Part 1)

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Kanji de Courage

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Le Courage de prendre des bonnes résolutions et de s’y tenir

Préambule :

Depuis un certain temps, je souhaitais faire une chronique sur le courage. Ne sachant pas par quel bout commencer, j’ai ouvert une page sur mon ordinateur et j’ai commencé à aligner des « Bullet points¹ » (avec modération), de tous les thèmes que je voulais évoqué derrière cette thématique du courage (la confiance, l’autonomie et le management que j’ai déjà effleuré dans une précédente chronique « Etre un manager/ Being a Manager https://www.icseconsulting.com/etre-un-manager-being-a-manager » – la confiance en soi, la self-estime et les cercles de compétences, dire les choses simplement et directement, le pouvoir des mots etc.) brefs j’avais du mal à trouver une séquence logique, l’ordonnancement, de le fil rouge et le point de départ  de toutes ces chroniques.

Le hasard faisant toujours bien, les choses, c’est à la suite d’une visite sur LinkedIn (Comme tout un chacun il m’arrive plusieurs fois par jour d’aller sur les réseaux sociaux et notamment sur LinkedIn) que l’inspiration de cette chronique m’est venue.

En faisant défiler le mur des nouveaux « posts » je  suis « tombé » sur un article d’une célèbre docteur en philosophie qui s’intitule « Le coaching : une nébuleuse en proie à des dérives ». Ayant lu ou relu plusieurs ouvrages récemment qui abordent le sujet, sans que cela en soit leur thème principal, je « like » machinalement pour marquer mon approbation, forts des propos que je venais de lire. Il est à noter cependant que le livre de ce docteur en philosophie qui fait le « buzz » actuellement, ne faisait pas partie de ma liste de lecture. J’ignorais, au moment où je l’ai « liké », tout de la polémique ambiante qui régnait sur cette publication. 

 

Et si le courage cela commençait par prendre de bonnes résolutions : J’arrête de « Liker ».

Mon trouble est venu par la suite quand j’ai pris conscience de la polémique qui s’envenimait sur les réseaux sociaux. Je me suis souvenu que très récemment, j’avais interpellé ce même docteur en philosophie, sous forme d’un quasi droit de réponses contre la diatribe qui était faite au « process » dans des ouvrages qu’elle avait signés ou co-signés. En « likant » l’article sur le coaching, j’avalisais donc, ce que j’avais par ailleurs critiqué sur les « process / processus » quelques jours auparavant. Il me fallait être cohérent. Je ne pouvais pas adopter une posture pour un cas, et son contraire pour un autre.

Toutefois fidèle ce que j’avais lu et approuvé, je ne pouvais pas non plus me renier sur ce que j’avais valider lors de mes lectures. D’où pour moi l’utilité de cette chronique.

Je voudrais donc dans un premier temps adresser, à toutes les personnes qui pratiquent le « coaching », mes excuses pour avoir « liké » ce post un peu rapidement sans avoir pris le recul nécessaire.

« Liker » c’est facile. Cela ne veut rien dire, et ce n’est pas très engageant : j’aime ou je n’aime pas – Blanc ou noir. Finalement cela ne dit pas grand-chose de ce que vous pensez réellement. C’est un ersatz de participation à la discussion, même si dans son for intérieur on se gargarisme en se disant j’ai apporté ma pierre à l’édifice de cette discussion. Par mon « Like » j’ai donné mon quitus.  Mais est-ce vraiment le cas ? On pourrait peut-être juste parler d’un acte de présence passif ?

J’ai donc saisi cette opportunité pour faire mon acte de contrition, mon Mea Culpa, en prenant la « bonne » résolution qu’à compter de ce jour je ne « likerai » plus (en espérant faire mieux que lorsqu’il y a cinq ans  j’ai découvert le livre de Christine Lewicki «  j’arrête de râler ». Je n’ai jamais réussi à tenir plus de la demi-journée). Si un sujet m’interpelle, si anniversaire professionnel d’une relation me tient à cœur etc. je dois être en mesure de faire un commentaire approprié. En premier lieu, c’est à mon sens plus courageux.  Ensuite pour l’émetteur du commentaire, c’est un travail intellectuel plus glorifiant de trouver une formule plus originale que « congratulations », « bon anniversaire professionnel » etc. Pour le récepteur un commentaire, c’est beaucoup plus agréable, moins impersonnel et plus gratifiant qu’un « like ». Tout le monde devrait donc y trouver son compte. Depuis que j’ai mis en pratique cette résolution, je trouve que la qualité des échanges que je peux avoir avec d’autres internautes, beaucoup plus qualitative (Le Like pouvant être considéré comme une technique uniquement quantitative).

Pourquoi je n’aurais pas dû « Liker ».

Revenons au coaching et au processus. Dans une longue chronique (extrait sur LinkedIn avec un lien sur mon site - https://www.icseconsulting.com/process-vs-procedure ), j’explique que processus et procédure sont deux éléments bien distincts. L’un, le processus est une activité, une transformation. L’autre est un document.  C’est le travail d’experts avec une aptitude professionnelle particulière, pour avoir exercé ce métier pendant de longues années qui permet d’exprimer et traduire cette transformation. À la suite d’un avis d’un internaute, j’ai « posté » ce commentaire complémentaire suivant :

« Comme vous je partage certaines bonnes idées qui sont contenues dans ces livres (Socrate aux pays des process » et la « Comédie [in]humaine). Bien sûr un certain nombre d’entreprises n’utilisent pas les processus et l’entreprise horizontale à bon escient ». Je comprends leurs critiques (des auteurs de ces ouvrages) …

« …Ce que je regrette, c’est que j’ai l’impression que, c’est sur ces dernières sociétés, que les auteurs se sont appuyés pour étayer leur jugement, jetant ainsi l’opprobre sur toutes les entreprises vertueuses. En conséquence, ils confortent les indécis dans leur souhait de ne rien faire ».

Par cette chronique je souhaitais montrer qu’il ne fallait pas faire d’amalgame. Il y a du bon et du mauvais partout et qui ne fallait concernant les processus, surtout pas généraliser au risque de stigmatiser toute l’approche BPM Business Process Management. Et pourtant je suis le premier à tomber dans le panneau à propos du coaching. C’est en ce sens que je tenais à présenter mes excuses à toute la profession.

En likant le « post : Le coaching : une nébuleuse en proie à des dérives », j’ai émis l’hypothèse que toute la profession était dans l’œil du cyclone, alors que par ailleurs pour les processus j’appelais à plus de discernement. Autant dire deux poids et deux mesures ! Ce qui s’applique pour les processus devrait s’appliquer également pour le coaching.

Pourquoi j’ai « Liké »

Aucune entreprise à mon sens ne doute de l’utilité du pilotage par les processus, et toutes se targuent d’appliquer de manière plus ou moins exhaustives les règles du BPM Business Process Management. Pour se faire, elles se font aider en interne ou en externe par des spécialistes reconnus dans la modélisation des processus (qui comme évoqué ci-dessus, ont tous une aptitude et une expérience professionnelle reconnues). Que penser d’une entreprise qui utiliserai un ancien photographe, ou un ancien professeur d’anglais pour modéliser ses processus, sous prétexte qu’aligner des petites boites et des flèches de flux cela ne doit pas être bien compliqué (ces exemples sont véridiques) ? Bien sûr vous avez compris que les livrables ainsi produits sont loin de capturer les processus réels de l’entreprise ainsi que les processus dégradés (qu’est-ce qui se passe quand ça va mal ?), et que la satisfaction client n’est pas au rendez-vous (en règle générale, il faut tout reprendre depuis le début).

Dans la chronique citée ci-dessus sur les processus, nous insistons sur la qualification des professionnels du BPM (Business Analyst, Designer/Modeleurs etc.) qui sont des personnes ayant une longue pratique de la modélisation des processus et de la manière de conduire des ateliers pour procéder à cette modélisation. Pour nous le choix de Socrate dans l’ouvrage « Socrate au pays des process », n’est pas anodin car chaque modélisateur doit avoir une connaissance de la maïeutique² ou l’accouchement des esprit par le questionnement (Cf. Le Lean Six sigma).

Il est a noté aussi qu’il manquait une formation certifiante. C’est désormais chose faite avec l’adaptation du CBOK® ABPMP (Association of Business Process Management Professionals) par le C2P (Club des Pilotes de Processus - Aujourd'hui France Processus) et l’AFNOR. Cette formation structurante, permet de donner un cadre aux différents rôles du BPM qui seront appelés à intervenir sur les processus de l’entreprise, même si elle me paraît un peu trop axé sur la technologie (Cf.  Guide de la Gestion des processus – Club des Pilotes de Processus – AFNOR) et pas assez sur la maïeutique. Dans l’ouvrage que nous élaborons actuellement et qui devrait paraître bientôt, dont le titre provisoire est : « Le Guide du BPM – A l’heure d’une direction du Business Process Management », nous jetons les bases d’une formation certifiante complémentaire sur les approches organisationnelles du BPM Business Process Management (Cf. Lean Six sigma).

A noter aussi qu’il existe aux Etats Unis le BPM Institute - https://www.bpminstitute.org/certificates qui propose des certifications entièrement en anglais.

Je ne connais pas du tout le métier du coaching, et je reste dans mon cercle de compétences. Toutefois en procédant par analogie, peut-être souffrons nous des mêmes maux ? Pas de diplômes reconnus ou largement diffusés, une vision parcellaire de la plus-part des entreprises, sur les capacités requises pour l’exercice des métiers du BPM (Business Analyst, Designer Modélisateur) etc.

 

C’est en ce sens que j’ai « liké » ce post, pour mettre l’accent sur le fait que les métiers du BPM Business Process Management sont des vrais métiers, avec des cycles de formation et d’apprentissage, ou le fruit d’une expérience significative en entreprise et qu’un professeur d’anglais aussi bon soit-il ne peut s’improviser Business Analyst malgré toute la psychologie qu’il/elle aura pu mettre en œuvre avec ses élèves.

Comme je l’indiquais dans le cadre du préambule, au moment où j’ai « liké » le « post : Le coaching : une nébuleuse en proie à des dérives », je relisais le livre de Jean Monbourquette « Apprivoiser son Ombre – Le côté mal aimé de soi ».

 

Ce dernier évoque à la fin de son ouvrage des autres aidants : « Les travers qui les menacent constamment, c’est de projeter sur leurs clients leurs propres déficiences psychologiques et spirituelles. La conséquence est facile à prévoir : ces aidants deviennent incapables de croire aux ressources psychologiques et spirituelles de leurs clients, incapables de respecter leur cheminement ». En résumé nous devenons dirigistes et nous les emmenons là où nous voulons les emmener et pas là où ils devraient aller si nous respections la pratique du questionnement.

« Il faut toujours garder le pied dans le ruisseau, pour conserver l’impression de la fraicheur », comme me disait un de mes anciens collègues en l’attribuant cette phrase à Confucius. En d’autres termes il est toujours bon de se remémorer les dérives dans lesquelles nous pouvons entrainer nos clients si nous ne respectons pas nos principes. En ce qui nous concerne si nous ne respectons pas scrupuleusement les principes du questionnement (nous avons pour cela des méthodologies qui nous aident de manière à éviter de projeter nos émotions ou notre affect sur nos clients [SIPOC, 5Why, 5W etc.]). Quand nous « déraillons » nous nous en apercevons très rapidement.

J’ai trouvé dans la "comédie (In)humaine" de Julia de Funès et Nicolas Bouzou³, une similitude de l’imposture que nous pourrions commettre, si au lieu de continuer le questionnement comme nous avons l’habitude de le pratiquer, nous tentions de le diriger vers une solution toute faite, car après tout par exemple, rien ne ressemble plus à un processus des achats qu’un autre processus des achats. On va faire gagner du temps à tout le monde en calquant une solution standard du marché à l’entreprise que nous sommes en train d’analyser. C’est avec ce type de raisonnement que nous risquons de passer à travers la singularité, qui fait l’originalité de telle ou telle entreprise⁴ et faillir à notre mission.

En « likant » ce « post », j’ai imaginé à tort ou à raison qu’entre nos deux métiers, il pouvait y avoir un grand nombre d’analogies et que ce qui est applicable à l’un peut être applicable à l’autre et réciproquement.

 

Conclusion : …Et de s’y tenir

Voilà un « like » qui coute cher me diriez-vous. Finalement au contraire, suis plutôt satisfait de cette erreur de jugement qui m’a conduit à valider de manière machinale un commentaire sur un réseau social. Je viens de m’autopersuader et j’espère vous aussi que le « like » nous enferme dans une décision binaire :  j’aime – je n’aime pas. Dans la vraie vie, cependant tout n’est pas noir ou blanc. On est plutôt entre le gris clair et le gris foncé.

Le « like », c’est la négation de la réflexion, c’est une forme de paresse intellectuelle et j’ai le courage dès ce jour de prendre l’engagement d’y renoncer (ne rien mettre plutôt qu’un like) ou de l’accompagner systématiquement d’un commentaire expliquant le pourquoi j’ai pris cette décision. J’aime ce « post », cette photo, cette vidéo etc. pour telle ou telle raison. C’est remplacer à chaque fois un simple clic, par l’expression d’une émotion. J’ai aimé récemment ces chaussettes en forme de chopes de bière, mise sur le marché spécialement pour Octoberfest. Au lieu de « liker », j’aurais pu traduire l’émotion que l’image et/ou le commentaire avait suscité chez moi. Très vraisemblablement pour me remémorer les bons moments que j’ai passé, chaque que je suis passé en Bavière à cette période de l’année. Bien sûr cela prend beaucoup plus de temps. Je ferais certainement moins de commentaires que de « Likes » à tort et à travers par ce que c’est facile.

Cette erreur me permet aussi d’avoir le courage de confesser publiquement que par mon « like » j’ai pu offenser un certain nombre de personnes de cette profession, que je ne connais pas en les stigmatisant, sans prendre le temps de séparer « le bon grain de l’ivraie ».  Par ce fait je prenais le risque de m’aliéner des lecteurs potentiels de mes futures chroniques, ce qui dans mon métier peut constituer une erreur stratégique (risque d’image). Ce d’autant plus que quelques jours auparavant, je me trouvais dans la démarche exactement inverse pour dénoncer (avec modération – pour souhaiter la confrontation, la comparaison des idées), et pour défendre nos métiers du BPM / Business Process Management.

 

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¹La Comédie (in)humaine – Julia de Funès & Nicolas Bouzou - Quinze propositions N°9 Réduire les présentations PPT et les slides.

²La Maïeutique : Socrate s'inspira du métier de sage-femme que sa mère exerçait pour établir sa méthode thérapeutique. Il décida de faire accoucher les esprits comme sa mère faisait accoucher les enfants, il fonda de la sorte la maïeutique (du grec maieutikê, signifiant : art de l'accouchement) et se défini ainsi comme l'accoucheur de l'esprit humain. Car contrairement à d'autres méthodes, la maïeutique indique que les réponses proviennent de l'intérieur, la personne porte en elle les problèmes et leurs solutions. Faire accoucher l'esprit, signifie faire découvrir à l'autre des vérités qu'il porte en lui mais dont il n'a pas encore accès : « L'accoucheur n'apporte, ne transmet rien à l'âme qu'il éveille. Il la laisse nue en face d'elle-même ». unisson06.org/dossiers/religion/ecrits_spirituels/grands_philosophes/socrate_maieutique.htm 

³Page 97 l’imposture des coach en leadership

⁴Par contre il n’est pas interdit d’introduire dans la technique de questionnement, des exemples de situations rencontrées par ailleurs pour amener l’entreprise à se positionner par rapport à celles-ci. Lors d’une mission j’ai eu à revoir pour une même entreprise les processus de contrôle interne mais sur une 30 de sites différents dans le monde entier et d’amener les différents sites à se positionner sur les pratiques de leurs collègues dans les autres pays.

 

 

 

 

Preamble:

For some time now, I wanted to write a chronicle on courage. Not knowing where to start, I opened a document on my computer and started to align "Bullet points¹" (with moderation), of all the themes I wanted to raise behind this word of courage (trust, autonomy and management that I had already related in a previous chronicle "Being a manager -  https://www.icseconsulting.com/being-a-manager-being-a-manager" - self-confidence, self-esteem and skill circles, saying things simply and directly, the power of words etc.) In short terms I had trouble finding a logical sequence, the thin red line, the common thread and the starting point for all these chronicles.

By chance, it’s following a visit on LinkedIn (Like everyone else, I go on social networks several times a day, especially on LinkedIn) that the inspiration for this chronicle came to me.

While scrolling through the wall of the new "posts" I "came across" an article by a famous Doctor of Philosophy entitled "Coaching: a nebula in drift". Having read or reread several recent books on the subject, without this topic being their main theme, I mechanically "like" to mark my approval, strengthened by the comments I had just read. It should be noted, however, that the book of this Doctor of Philosophy who is currently making the "buzz", was not part of my reading list. At the time I "like" it, I didn't know anything about the controversy surrounding this publication.

 And if courage began by making good resolutions:  I'm done with "Like".

My trouble came later when I became aware of the controversy that was escalating on social networks. I remembered that very recently, I had called upon this same Doctor of Philosophy, in the form of an argumentation against the diatribe that was made on "processes" in books that she had signed or co-signed. By "liking" the article on coaching, I therefore endorsed, what I had also criticized on "processes" a few days earlier. I had to be consistent. I could not adopt a posture for one case, and the opposite for another one.

However, due to what I have read and approved; I could not deny myself either on what I have validated during my readings. Hence, for me, the usefulness of this chronicle.

First of all, I would like to apologize to all those who practice "coaching" for having "like" this post a little too quickly, without having taken the necessary step back.

To "Like" something is easy. It doesn't mean anything, and it's not very meaningful: I like it or not - white or black. In the end, it doesn't say much about what you really think. It is a substitute for participation in a discussion, even if inside of us we pretend that we had contributed to the evolution of the discussion. By my "Like" I gave my approval.  But is that really the case? Maybe we could just talk about a passive act of presence?

So I took this opportunity to make my act of contrition, my “mea culpa”, by taking the "proper" resolution:  thus from today, I will no longer "like" (hoping to do better than when I discovered Christine Lewicki's book five years ago "I stop complaining". I have never been able to last more than half a day). If I am interested in a subject, if I care about a professional anniversary of a relationship, etc., I must be able to make an appropriate comment.

 

First of all, in my opinion, it is more courageous.  Then for the sender of the commentary, it is a more glorifying intellectual work to find a more original formula than "congratulations", "happy professional birthday" etc. For the receiver, a comment is much more pleasant, less impersonal and more rewarding than a "like". So, there should be advantages for everyone. Since I put this resolution into practice (few days ago), I find out that the quality of the exchanges, I can have with other Internet users are far more qualitative and interesting and can generated discussion and traffic to your wall and group(s) if you have one or few (“Like” can be considered as a purely quantitative technique).

 

Why I shouldn't have "Like".

Let's get back to coaching and the process. In a long chronicle (See my posts on LinkedIn or the following link to my website - https://www.icseconsulting.com/process-vs-procedure), I explain that process and procedure are two distinct elements. One, the process is an activity, a transformation. The other one is a document.  It is the work of experts with a particular professional aptitude, having practiced these jobs for many years, that makes it possible to express and translate this transformation. Following a comment from an Internet user, I "posted" this additional comment:

"Like you, I share some of the good ideas contained in these books (Socrates to the countries of the processes" and the "la Comédie [in]humaine"). Of course, a number of companies do not have a good use on how to organize horizontal company (transverse) and processes. So, I understand their criticisms (of the authors of these books) ...

"...What I regret, I do have the impression that the authors only referred on these companies, to build their judgement on processes, thus throwing the shame on all virtuous ones. As a result, they reinforce the undecided in their desire to do nothing”.

By this chronicle I wanted to show that we should not make any amalgam. There are good and bad things everywhere and you should not generalize about processes. By aligning on the companies on the bad experiences, then you are running the risk to stigmatize the whole BPM Business Process Management approach.  Saying that, I'm the first to do the same mistake for coaching. It is why I wanted to apologize to the entire coaching business.  

By liking the "post: Coaching: a nebula in drift", I made the same judgmental assumption that the authors did for processes, that the whole profession was in the eye of the storm, while for processes I called for more discernment. What applies to processes should also apply for coaching.

Why I "Like"

No company in my opinion doubts the usefulness of process management, and surely will pretend of applying BPM Business Process Management rules in a more or less extensive way. To do so, they are assisted internally or externally by recognized specialists in process modeling (who, as mentioned above, all have recognized professional skills and experience). What about a company that will use a former photographer, or a former English teacher to model its processes, under the pretext that aligning small boxes and flow arrows should not be very complicated (these examples are true!!). Of course, you do understand that the deliverables, thus produced are far from capturing the real processes of the company as well as the degraded processes (what happens when something goes wrong? – Risk approach), and then the customer satisfaction standards are not reached (generally, you have to start all over again).

In the above-mentioned chronicle on processes, we insist on the qualification of BPM professionals (Business Analyst, Designer/Modelers etc.) who are people with a long experience in process modelling and how to conduct workshops to carry out this modelling. For us, the choice of Socrates in the book "Socrates in the land of processes" is not insignificant because each modeler must have a maieutics² knowledge through questioning (Cf. Lean Six sigma).

It was also noted that there was a lack of certification on BPM (trainings). This has now been done with the adaptation of the CBOK® ABPMP (Association of Business Process Management Professionals) with the participation in various European countries of different associations and among them the C2P (Club des Pilotes de Processus) and AFNOR in France. This structuring trainings provide a framework for the different roles of the BPM that will be called upon to intervene in the company's processes, even if it seems for me a little bit too technology-oriented (see Process Management Guide - Club des Pilotes de Processus - AFNOR) and not enough based on maieutic.

In the book we are currently preparing and which should soon be published, under the working title: “Le Guide du BPM - A l'heure d'une direction du Business Process Management” – “ BPM Guide - Time for implementing a BPM Manager within “Board” of Companies” we lay the foundations for an additional certification training on organizational approaches to BPM Business Process Management (see Lean Six sigma)

It should also be noted that in the United States there is also the BPM Institute - https://www.bpminstitute.org/certificates which offers BPM certifications (Trainings matters are entirely in English).

I don't know the coaching profession at all, and I stay in my circle of skills. However, by analogy, perhaps we are suffering from the same illness? Not sufficiently recognized or widely distributed diplomas, a fragmented vision of most companies, on the capacities required for the exercise of the BPM professions (Business Analyst, Designer Modeler) etc.

It is why I put a "like" to this post, to emphasize the fact that the BPM Business Process Management professions are real professions, with training and apprenticeship cycles, and/or the fruit of significant experience in companies and that an English teacher, however good he/she may be, cannot be an improvised Business Analyst despite all the psychology that he/she has been able to implement with his/her students.

As I indicated in the preamble, at the time when I "Like" the "post: Coaching: a nebula in drift", I was rereading Jean Monbourquette's book "Apprivoiser son Ombre - Le côté mal aimé de soi". At the end of his book, he talks about other helping careers for personal development: "The shortcomings that constantly threaten them are to project their own psychological and spiritual deficiencies onto their clients. The consequence is easy to predict: these caregivers become unable to believe in the psychological and spiritual resources of their clients, unable to respect their journey”. In short terms, they become too dirigists and they take them where they want to take them and not where they should go if they have respected the questioning practice.

"You must always keep your foot in the stream, to keep the impression of freshness", as one of my former colleagues told me when he attributed this sentence to Confucius. In other words, it is always good to remember the abuses in which we can lead our customers if we do not respect our principles. As for us if we do not scrupulously respect the principles of questioning (we have methodologies that help us to avoid projecting our emotions or our affect on our customers [SIPOC, 5Why, 5Why, 5W etc.]). We are able very quickly to notice when we are going the wrong way.

I found in the "Comédie (In)humaine of Julia de Funès and Nicolas Bouzou³, a similarity of the imposture that we could commit, if instead of continuing the questioning as we usually practice, we tried to direct it towards a ready-made solution, because after all, nothing looks more like a purchasing process than another purchasing process. We will save everyone time by copying a standard market solution to the company we are working with. With this type of reasoning we may run the risk of not  going through the singularity that makes the originality of such and such enterprise⁴ and fail in our mission.

In "liking" this "post", I have imagined rightly or wrongly that between our two professions, there could be a large number of analogies and what is applicable to one business can be applicable to the other one and vice versa.

Conclusion: ...And to stick to it

Here is a "like" that costs a lot of effort, you might say. Finally, on the contrary, I am rather satisfied with this error of judgment that led me to mechanically validate a comment on a social network. I have just self-persuaded myself and I hope you too that the "like" locks us into a binary decision: I like - I don't like. In real life, however, not everything is black or white. We're more between light and dark grey.

The "like" is the negation of reflection, it is a form of intellectual laziness and I have the courage from this day to make the commitment to renounce it (put nothing rather than a like) or to systematically join the “like” with a comment explaining why I made this decision. I like this "post", this photo, this video etc. for one reason or another. It is to replace each time a simple click, by the expression of an emotion. I recently liked these beer mug socks, released especially for Octoberfest. Instead of "liking", I could have translated the emotion that the image and/or the commentary had suggested me. Most likely to remember the good times I had, every time I spent in Bavaria at this time of year. Of course, this takes much longer. I would certainly make fewer comments than "Likes".

This error also allows me to have the courage to confess publicly that through my "like" I have offended a certain number of people in this profession, whom I do not know by stigmatizing them. By this fact I took the risk of alienating myself from potential readers of my future columns, which in my profession can constitute a strategic error (image risk). Especially as few days earlier, I was in exactly in the opposite position to denounce (with moderation - to wish for confrontation, comparison of ideas), and to defend our BPM / Business Process Management businesses.

 

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¹La Comédie (in)humaine - Julia de Funès & Nicolas Bouzou - Fifteen proposals N°9 Reduce PPT presentations and slides.

²Maieutic: Socrates was inspired by his mother's profession as a midwife to establish his therapeutic method. He decided to make the spirits give birth as his mother made the children give birth, so he founded the maieutic (from the Greek maieutikê, meaning: art of childbirth) and defined himself as the midwife of the human spirit. Because unlike other methods, maieutics indicates that the answers come from within, the person carries with her/him the problems and their solutions. To give birth to the spirit means to make the other to discover truths that she/he carries within her/him but to which she/he does not yet have access: "The midwife does not bring, transmits anything to the soul he awakens.” Unison06.org/dossiers/religion/writings_spirituals/grands_philosophes/socrates_maieutique.htm

³Page 97 the imposture of leadership coaches

⁴It is not forbidden to introduce into the questioning technique, examples of situations encountered elsewhere to get the company to position itself in relation to them. During a mission I had to review the internal control processes for the same company but on 30 different sites around the world and to get the different sites to position themselves on the practices of their colleagues in other countries.

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