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Guide du BPM / BPM Guide

La Technologie - Les Outils / Technology & Tools  

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Préambule

Ce que cette partie n’est pas

Même si ce chapitre s’intitule « la Technologie – les outils (1) », nous ne parlerons pas des différents fournisseurs de solutions du BPM - BPOM / Business Process (& Organization) Management, ou d’autres applications liées ou connexes, ni ne chercherons à faire une analyse comparative entre ces différents fournisseurs de solutions. Chaque Entreprise à ses caractéristiques propres et une sensibilité particulière. C’est à elle de déterminer quels sont les outils qui lui conviendront le mieux.

Pour cette démarche, nous lui conseillerons toutefois de se faire aider par des experts pour déterminer quelles sont effectivement les applications qui lui sont ou seront le mieux adaptées et qui correspondent ou correspondront le plus à sa vision, son activité, ses volumes de transactions et la complexité de son organisation.

 

Ce que cette partie est en revanche

Une constatation : 

Le BPM - BPOM / Business Process (& Organization) Management, n’est pas un apanage d’expert. Pour être efficace il doit être partagé avec tout le personnel de l’Entreprise. C’est pour cela que le Management doit faire partager sa vision « Tone at the top », pour expliquer l’importance du projet pour l’Entreprise, les attentes, les gains que la démarche amènera et la non-qualité qu’elle permettra d’éviter. Le corolaire de cette constatation, est double :

  • Une communication circonstanciée et fréquente sur les avancées réalisées tant pendant la période projet que dans la période « Business as Usual », a travers des canaux existants ou à créer dans l’Organisation (2). Le but étant de montrer les avancées et les succès qui ont été effectués.

  • Un langage commun simple, clair et compréhensible par tous.

Un avertissement

Dans leur livre « Les bases du BPM pour les Nuls », les auteurs (3) nous mettent en garde de ne « pas mettre la charrue avant les bœufs ». Ils font bien. La technologie est un moyen d’atteindre les objectifs que la stratégie de l’Entreprise s’est fixée (4). Ce n’est pas une fin en soi. L’ordre de nos propos jusqu’à présent (Organisation, Gouvernance, Méthodologie, les Ressources puis la Technologie) n’est pas anodin et ne relève pas du pur hasard. Il évite à l’Entreprise de faire des choix techniques par forcément étayés, contraignant par la suite la méthodologie de se soumettre à leurs exigences.

Il est évident que ce qui est mentionné au niveau de la constatation s’applique au choix des outils. Le Management devra donc veiller dans son choix, à trouver d’une part des outils qui répondent à ses exigences, mais qui soient aisés à comprendre et à maitriser par les utilisateurs. Toute solution qui ne répondrait pas à ces exigences contiendrait en elle, les germes de la défaillance du projet à termes.

 

Les utilisateurs sont des clients qu’il faut traiter avec égard. Les outils mis à leur disposition vont créer une valeur potentielle. Pour autant s’ils ne se les approprient pas, cette valeur restera hypothétique face à des coûts dont l’objectivité, elle est certaine.

Dans sa chronique « la révolution de l’immatériel », André-Yves Portnoff (5), nous décrit comment « la création de valeur dépend du savoir, du vouloir et de la capacité des acteurs à construire des liens. Une transaction n’est possible que s’il y a suffisamment de communication, confiance, émotion entre les acteurs de l’offre et de la demande potentielle ».

Nous avons repris l’exemple de cette publication pour l’appliquer au BPOM / Business Process (& Organization) Management. Nous pensons que c’est une manière simple et évidente de faire passer le message lié à cet avertissement. Faute de l’avoir compris et réalisé, un certain nombre de projets de développement et de déploiement de référentiel se sont retrouvés limités dans leurs effets, voire à l’abandon.

La véritable quintessence pour les utilisateurs n’est pas le référentiel lui-même, mais les traitements que sa constitution rendra possible. C’est-à-dire la gestion par les processus et la gestion par l’objet (6), et leur appropriation par les utilisateurs.

Ainsi vous comprendrez que l’élaboration du référentiel des processus est fondamentale, que tous les départements de l’Entreprise doivent y contribuer avec une égale qualité, mais aussi que le maintien de cette qualité dans le temps, pour conserver le lien, est tout aussi cruciale et doit être comme nous l’avons évoqué précédemment, confié à une équipe de spécialistes (7) qui en assumera la responsabilité.

Si ce lien se délite, c’est-à-dire que les clients internes et externes ne ressentent plus d’intérêt pour le projet, alors ce dernier immanquablement périclitera, car la création de valeur ne sera plus objective.

La problématique comme l’a bien démontré André-Yves Portnoff, c’est donc non seulement la création du lien mais surtout sa préservation dans le temps, par l’amélioration continue de sa qualité, augmentant ainsi le niveau de la satisfaction des clients internes et externes.

 

Pour créer ce lien il y un certain nombre de prérequis dont nous rappelons ci-dessous les principaux :

  • Une vision et un engagement du Management qui montre l’exemple. C’est le « Tone at the top ». Le Management est celui qui doit réaliser et être persuadé en premier de l’objectivité de la création de valeur.

  • Un langage commun, et une méthodologie commune, compréhensible aisément par tous,

  • Une Organisation transverse ou horizontale, et la volonté de ne plus travailler en silos,

  • Une qualité identique des descriptifs des différents maillons de cette chaine transverse. Tout le monde doit jouer le jeu et la Gouvernance (8) mise en place doit veiller à l’unicité de cette qualité,

  • Une identification claire et détaillée des interfaces notamment pour les flux de bout en bout (entre plusieurs Macro-processus),

  • Le BPOM concerne toute l’entreprise et tout le personnel doit pouvoir y avoir accès. Il est donc nécessaire que chaque personne de l’entreprise puisse le cas échéant émettre un avis sur ce qui a été modélisé où poser des questions complémentaires sur tous les processus le concernant ou non.

  • Un système de prise en compte de toutes les interrogations précitées, incidents et demandes d’amélioration des utilisateurs internes et externes, tant au niveau du référentiel des processus que pour leur évolution, doit être mis en place. C’est la VOC (9) du Lean Six Sigma.

  • Apporter la preuve que le BPM permettra à chaque responsable de Macro-processus d’améliorer son efficience tout en s’assurant que cette amélioration contribuera à l’augmentation de la résultante de toutes les efficiences des autres Macro-processus constituant ce processus de bout en bout (10).

  • Le BPOM permettra de se concentrer sur les activités à haute valeur ajoutée liées à l’augmentation de cette efficience. Les tâches répétitives pourront par exemple être automatisées soient en interne (Cf. Automatisation et/ou RPA et/ou CSP) ou en externe via un sous-traitant (BPO). C’est notamment le cas de certains processus finance, de certaines fonctions RH,

  • Enfin, il faut que l’Entreprise dans son ensemble soit persuadée, comme nous l’indiquions au tout début de cet ouvrage, que les processus sont et doivent être au centre de tout. Comment gérer les données (Big Data), les nouvelles règlementations (RGPD/GDPR), la lutte contre la fraude et la cyber criminalité sans le pilotage par les processus. Nous démontrerons par des exemples qu’en préalable à des solutions techniques, il faut avoir envisagé, modélisé, simulé ces situations pour pouvoir y remédier. La construction de « Use Case », grâce à l’outil BPM permet ensuite le déploiement de ces solutions techniques.

Tous ces prérequis, nécessitent donc la mise en place d’une certaine organisation, nécessaire pour le maintien de ce lien et dont les instances et les principes ont été décrits au cours du Chapitre 2 – La Gouvernance.  

 

Aperçu du système global

L’exemple d’organisation présenté dans le schéma T.2, n’a pas la prétention d’être considéré comme une panacée universelle. Le rôle de cette illustration est de montrer que l’outil BPM - BPOM / Business Process (& Organization) Managemen, n’est qu’un des éléments du pilotage par les processus et de la gestion par l’objet.

Avec l’objectif de créer de la valeur objective, et compte tenu des prérequis décrits ci-dessus, le spectre de l’organisation doit être plus large que le seul recours à un outil de modélisation du processus.

 

L’Outil BPOM

Au cours du Chapitre 3, en évoquant « la Méthodologie », Nous avons déjà fait de larges incursions dans le domaine technique en définissant, les objets, leurs attributs les liaisons ou associations qui lient ces objets entre eux. Tous ces éléments définissent le Méta-Modèle, c’est-à-dire le langage commun

Nous ne reviendrons pas non plus sur la nécessité de posséder, dans l’outil, différents environnements11, permettant d’être en recherche perpétuelle de l’amélioration continue, avec une version de référence validée, qui elle-même sert de base à la publication.

La Publication

La publication sur le portail (12) comme vous l’avez compris est l’un des éléments constitutifs du lien entre « Auteurs » et « Utilisateurs ». Elle rend le contenu du référentiel disponible pour tous les membres du personnel.  Elle est aussi un moyen de communiquer sur les avancées et les évolutions du projet. Cela contribue à créer l’envie et le besoin. Cela donne de la visibilité.

La Publication (temps différé) ou le libre accès à la plateforme (temps réel), permet de visualiser tous les processus et leur description, à l’identique de ce qui est contenu dans l’outil BPM - BPOM / Business Process (& Organization) Managemen dans l’environnement validé.

Le portail permet de créer les connexions entre tous les aspects du projet, l’Organisation incluant la vision du Management et la communication, la Gouvernance avec l’accès à toutes les instances de la comitologie par Macro-processus ainsi que la Communauté des utilisateurs du BPOM, la Méthodologie avec tous les documents et informations pratiques et une rubrique FAQ (13).

 

La constitution du lien

Vous trouverez ci-dessus un exemple de maquette de page d’accueil d’un portail, rassemblant les différents composants du projet BPM - BPOM / Business Process (& Organization) Management

C’est au niveau de la publication ou de la plateforme que tous les personnes de l’Entreprise pourront utiliser les propriétés de la gestion par l’objet. 

Dans le schéma T.4 nous avons, par exemple, tous les éléments qui sont associés avec un rôle, c’est-à-dire :

  • Les aspects génériques – Type de rôle interne/externe – description de la fonction

  • Les applications que ce rôle doit utiliser donc connaitre (très utile pour le processus de recrutement)

  • Les processus dans lequel ce rôle apparaît

  • Les risques auxquels il est exposé

  • Les contrôles mis en place qu’il doit effectuer pour en limiter l’impact de ces risques en cas d’occurrence.

  • Les indicateurs qu’il doit produire

  • Une vue de chaque diagramme dans lequel ce rôle apparaît.

  • Sa position dans chaque diagramme R, A, C, ou I

Pour plus d'information voir le "Guide du BPM"

pages  335 à 361

Notes

1 Pour des informations techniques se reporter au « Guide de la gestion des processus », Chapitre 10 – Les technologies du BPM traduction faite par le C2P Club des pilotes de processus – AFNOR Editions.

2 Portail de communication, réseau social d’entreprise, plateforme BPM etc.

3 Les Bases du BPM pour les Nuls – Kiran Garimella, Michael Lees & Bruce Williams – Wiley Publishing Inc – 2008.

4 Pour autant il est évident que la méthodologie devra s’adapter aux spécificités des outils choisis. Mais une fois que l’Organisation a défini ses objectifs, et qu’elle a fixé l’environnement global, les adaptations nécessaires sont uniquement des éléments de mise en œuvre ou de déploiement.

5 La révolution de l’immatériel – André-Yves Portnoff – Futuribles novembre / Décembre 2017 – Cf. Figure 2 de cette publication.

6 Cf. Chapitre 3 – La Méthodologie - §3.5.5 Gestion par les processus vs. Gestion par l’objet.

7 Cf. Chapitre 4 – les Ressources - § 4.2.7 L’Equipe dédiée en charge du BPM.

8 Cf. Chapitre 2 – La Gouvernance - § 2.5 La Comitologie du référentiel des processus et de son environnement

9 VOC Voice of the Customer – la voix du client

10 L’amélioration d’un processus ne doit pas se faire au détriment d’un autre processus. Nous insistons toujours lors des ateliers pour que les contributeurs (ceux qui sont directement impliqués par l’amélioration du processus) et les parties prenantes (ceux qui sont impactés par ce changement) participent conjointement à l’élaboration du Use Case / Blue print, qui servira de base au nouveau processus TO BE et aux éventuels développements informatiques.

11 Cf. Chapitre 3 – La Méthodologie - § 3.5.4 La gestion des Modèles.

12 Chaque solution BPM ayant des menus spécifiques d’accès à leur plateforme, nous nous sommes volontairement concentrés sur un aspect de type Publication sur portail. Il vous reviendra de discuter avec le « provider » de la solution que vous aurez choisi pour réaliser une construction identique à celle que nous préconisons ici. Il est bien évident que la solution de la plateforme permet de travailler en quasi-temps réel. Dès que le processus est validé il est immédiatement disponible à la consultation. La publication sur un portail peut générer un délai de latence d’environ une semaine (cela dépend de la fréquence retenue pour effectuer cette publication). Il faut noter que pour des référentiels contenant une grande quantité de processus, la plateforme sera plus efficiente qu’une publication, pour autant que puissent apparaitre sur la plateforme toutes les informations contenues dans le schéma T3,

13 Frequently asked questions – Foire aux Questions

Preamble

What This Section Is Not

Although this chapter is entitled “Technology – Tools (1)”, we will not discuss the various BPM – BPOM / Business Process (& Organization) Management solution providers, nor other related or adjacent applications, nor will we attempt to conduct a comparative analysis of these solutions. Each organization has its own characteristics and specific sensitivities. It is therefore up to each organization to determine which tools best suit its needs.

However, as part of this approach, we strongly recommend seeking the support of experts to help determine which applications are—or will be—the most appropriate and best aligned with the organization’s vision, business activities, transaction volumes, and organizational complexity.

 

What This Section Is

An Observation

BPM – BPOM / Business Process (& Organization) Management is not the exclusive domain of experts. To be effective, it must be shared across the entire organization. This is why Management must communicate and embody its vision—“tone at the top”—to explain the importance of the initiative, the expectations, the benefits it will generate, and the non-quality it will help avoid.

 

The corollary of this observation is twofold:

  • Targeted and frequent communication on progress made, both during the project phase and in Business as Usual mode, through existing or newly created organizational channels (2). The objective is to highlight progress and successes.

  • A common language that is simple, clear, and understandable by all.

 

A Warning

In their booklet “BPM Basics for Dummies”, the authors (3) warn against “putting the cart before the horse.” They are right. Technology is a means to achieve the objectives defined by the organization’s strategy (4); it is not an end in itself.

The sequence of topics addressed so far—Organization, Governance, Methodology, Resources, and finally Technology—is neither accidental nor arbitrary. It helps prevent organizations from making insufficiently substantiated technical choices that would later constrain the methodology to comply with tool-specific requirements.

What has been stated above also applies to tool selection. Management must therefore ensure that chosen tools not only meet organizational requirements, but are also easy for users to understand and master. Any solution failing to meet these criteria inherently contains the seeds of future project failure.

 

Users are clients who must be treated with care. The tools made available to them create potential value. However, if users do not adopt them, that value remains hypothetical—while the associated costs are very real.

 

In his article “The Intangible Revolution”, André-Yves Portnoff (5) explains that “value creation depends on knowledge, willingness, and the ability of stakeholders to build connections. A transaction is only possible when there is sufficient communication, trust, and emotion between supply and potential demand.”

 

We have applied this perspective to BPOM / Business Process (& Organization) Management. We believe it offers a simple and compelling way to convey this warning. Failure to understand and apply this principle has led many repository development and deployment projects to deliver limited benefits—or even to be abandoned.

 

The true value for users lies not in the repository itself, but in what its existence enables: process-driven management and object-based management (6)—and, crucially, their adoption by users.

 

It will therefore be clear that building the process repository is fundamental, that all departments must contribute with equal quality, and that maintaining this quality over time—to preserve the connection—is just as critical. As previously discussed, this responsibility must be entrusted to a dedicated team of specialists (7).

If this connection weakens—if internal and external clients no longer perceive value in the initiative—the project will inevitably decline, as value creation will no longer be objectively perceived.

 

As André-Yves Portnoff clearly demonstrated, the challenge lies not only in creating the connection, but above all in preserving it over time, through continuous improvement of its quality, thereby increasing internal and external customer satisfaction.

Key Prerequisites for Building This Connection

  • A clear Management vision and commitment, leading by example—tone at the top. Management must be the first to recognize and believe in the objective creation of value.

  • A shared language and common methodology, easily understood by all.

  • A cross-functional or horizontal organization, and a willingness to move away from siloed working practices.

  • Consistent quality across all descriptions in the end-to-end chain. Everyone must play their part, and established Governance (8) must ensure this uniform quality.

  • Clear and detailed identification of interfaces, particularly for end-to-end flows (across multiple macro-processes).

  • BPM concerns the entire organization; therefore, all employees must have access to it and be able to provide feedback or ask questions about any process, whether or not they are directly involved.

  • A system for capturing and managing user questions, incidents, and improvement requests—both for the process repository and its evolution—must be implemented. This is the VOC (9) – Voice of the Customer from Lean Six Sigma.

  • Demonstrable proof that BPM enables each macro-process owner to improve efficiency, while ensuring that this improvement contributes positively to the collective efficiency of all macro-processes forming the end-to-end process (10).

  • BPM enables a focus on high value-added activities. Repetitive tasks may be automated internally (Automation, RPA, SSC) or outsourced (BPO), as is often the case for certain finance and HR processes.

  • Finally, the entire organization must be convinced—as stated at the outset of this book—that processes are and must remain at the center of everything. How else can organizations manage data (Big Data), new regulations (GDPR), fraud prevention, and cybercrime without process-driven governance? We will demonstrate through examples that technical solutions must be preceded by process modeling and simulation. BPM enables the construction of use cases, which then support the deployment of technical solutions.

 

All these prerequisites require a specific organizational setup to sustain this connection—whose structures and principles were detailed in Chapter 2 – Governance.

 

Overview of the Global System

The organizational example presented in diagram T.2 is not intended as a universal solution. Its purpose is to illustrate that the BPM / Business Process Management tool is only one component of process-driven and object-based management.

With the objective of creating objective value—and given the prerequisites described above—the organizational scope must extend beyond the mere use of a process modeling tool.

 

The BPM Tool

In Chapter 3 – Methodology, we already addressed technical aspects by defining objects, their attributes, and the links or associations between them. These elements collectively define the Meta-Model, i.e., the common language.

We will not revisit the need for multiple environments (11) within the tool, enabling continuous improvement, with a validated reference version serving as the basis for publication.

 

Publication

Publication via a portal (12) is a key element in maintaining the connection between authors and users. It makes the repository content accessible to all employees and serves as a communication channel for progress and evolution—creating visibility, engagement, and demand.

Whether through delayed publication or real-time platform access, users can view all processes and descriptions exactly as contained in the validated BPM environment.

The portal enables connections across all project dimensions: Organization (management vision and communication), Governance (access to committees and BPM user communities), Methodology (documents, practical information), and an FAQ section (13).

Building the Connection

Above is an example of a portal homepage mock-up bringing together all BPM project components.

It is at the publication or platform level that all employees can leverage object-based management.

In diagram T.4, for example, all elements associated with a role are shown:

  • Generic aspects (internal/external role type, function description),

  • Applications the role must use (valuable for recruitment),

  • Processes in which the role appears,

  • Risks to which it is exposed,

  • Controls to be performed to mitigate these risks,

  • Indicators to be produced,

  • Views of each diagram where the role appears,

  • Its RACI position (R, A, C, I) in each diagram.

 

For further information, please refer to the “BPM Guide”, pages 335 to 361.

Notes

  1. For technical details, see Guide to Process Management, Chapter 10 – BPM Technologies, translated by the C2P (Club of Process Owners), AFNOR Editions.

  2. Communication portal, enterprise social network, BPM platform, etc.

  3. BPM Basics for Dummies – Kiran Garimella, Michael Lees & Bruce Williams – Wiley Publishing Inc., 2008.

  4. Naturally, methodology must adapt to chosen tools; however, once objectives and the global environment are defined, adaptations concern implementation, not strategy.

  5. The Intangible Revolution – André-Yves Portnoff – Futuribles, Nov./Dec. 2017.

  6. See Chapter 3 – Methodology – §3.5.5 Process-based vs. Object-based management.

  7. See Chapter 4 – Resources – §4.2.7 The Dedicated BPM Team.

  8. See Chapter 2 – Governance – §2.5 Process Repository Comitology.

  9. VOC – Voice of the Customer.

  10. Process improvement must not come at the expense of other processes; contributors and stakeholders must jointly design the TO-BE blueprint and use case.

  11. See Chapter 3 – Methodology – §3.5.4 Model Management.

  12. Platform access varies by BPM solution; publication may introduce latency compared to real-time access.

  13. FAQ – Frequently Asked Questions.

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