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News/Actualités
How Customer Journeys Irrigate Processes Continuous Improvement …
… and vice versa!
After "And if the processes were the best friends of the Customer Journey" a reflection of the "France Qualité" think tank, "France Processus" extends this introspection of the relations between "Customer Journey" and "Value Chain".



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Internal Control & Structures Evaluation
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Guide du BPM / BPM Guide - Ressources / Resources




« Quand la supériorité absolue n'est pas possible, vous devez rassembler vos ressources pour obtenir la supériorité relative au point décisif ».
Carl Von Clausewitz
Introduction
Au cours de ce chapitre, nous évoquerons et décrirons les fonctions et les responsabilités de chacun des rôles qui sont amenés à intervenir dans une démarche processus quel que soit leur nature, ainsi que leurs principales activités et tâches.
Nous insisterons particulièrement sur le niveau d’expérience requis de l’équipe dédiée en charge du BPM / Business Process Management, et Modélisateurs/Designers. Les diagnostics que nous avons établis et les retours d’expérience que nous avons analysés, nous permettent de dire que parmi les causes d’échec les plus fréquentes des projets de modélisation des processus nous trouvons :
-
Soit un niveau d’expérience inadaptée de l’équipe dédiée en charge du BPM, ou des Modélisateurs/Designers (Conséquences : Rework, budgets non maitrisés etc.)
-
Soit un sous-dimensionnement de ces équipes (Conséquences : Des projets qui trainent en longueur, désintéressement des contributeurs et des parties prenantes etc.)
-
Soit un ou des défaut(s) dans la Gouvernance du projet (Conséquences : Le projet s’étiole avec le temps, les contributeurs et les parties prenantes se désintéressent petit à petit de l’organisation du projet – absence aux ateliers – les délais de réalisation s’allongent et les budgets n’étant pas extensibles les objectifs initiaux ne sont pas atteints).
Tous ces éléments auraient logiquement dû faire l’objet préalablement, de recommandations de l’équipe projet, recommandations qui en la circonstance, si le risque survient, n’auront a priori pas été suivies.
Nous évoquerons aussi les formations certifiantes qui existent, gage pour les entreprises d’avoir recours en interne ou en externe à des individus compétents et rompus aux démarches BPM. Dans ce cadre nous présenterons notre module de formation spécifique sur le Questionnement associé à la Méthodologie SIPOC(1) (SQD®), que nous avons développé spécifiquement pour la conduite et la réalisation des ateliers de modélisation.
A la lumière des compétences nécessaires pour mener à bien ce genre de mission, nous reviendrons en guise de conclusion, sur l’importance cruciale de s’entourer des personnes ad hoc pour assurer et assumer la démarche par les processus. Nous verrons au cours du Chapitre 6 – A l’heure d’une nouvelle Direction du Business Mangement au « Board » des Entreprises - que cette démarche peut s’avérer très profitable pour autant qu’elle soit orchestrée par des ressources compétentes et expérimentées.
Les rôles de la démarche processus
Au Chapitre 2 – La Gouvernance, nous avons évoqué les principaux rôles (Cf. § 2.3.1 – Tableau des rôles), qui interviennent lors d’une démarche de constitution d’un référentiel des processus, dans toutes les actions d’amélioration continue ou de re-engineering des processus, et/ou dans les cas de constitution de CSP/SSC Centre de Services Partagés/Shared Service Center ou de BPO (Business Process Outsourcing), externalisation de certains processus de l’Entreprise.
Rappel du principe de la Balance Carrée®™ (2)
La Balance Carrée™® est une vue fonctionnelle synthétisée de l’organisation de la Gouvernance d’une approche par les processus. Cette vue fonctionnelle s’organise en 4 blocs distincts (Cf. Chapitre 2 – La Gouvernance - §2.4 Le principe de la Balance Carrée®™) :
-
Bloc Fonctionnel Management
-
Bloc Fonctionnel Opérationnel
-
Bloc BPM Management
-
Bloc BPM Opérationnel
La pérennité d’une Gouvernance structurée du BPM / Business Process Management et d’une démarche processus, nécessite à la fois un équilibre entre ces 4 pôles et une robustesse suffisante de chacun d’entre eux.
Le Sponsor de la démarche processus
Le Sponsor est nommé par le Management ou par tous les membres du CoE - Center Of Excellence - « Tone at the top », en cas de processus transverses. Nous avons vu que le CoE est une instance chargée d’organiser, de contrôler et d’arbitrer les événements qui pourraient favoriser ou entraver les relations entre processus transverses. Le CoE est une émanation du Top Management, comprenant tous les pilotes de processus ainsi que tous les responsables fonctionnels et/ou leurs représentants), ou tous les responsables de Macro-processus et/ou leurs représentants.
Le Sponsor est donc :
-
Directement nommé par le Management.
-
Responsable du projet, en concertation avec les différents responsables fonctionnels ou les responsables des Macro-processus, il fixe les objectifs et leur priorisation. La vision et le rythme sont traduits dans la Charte Projet à travers ses différents « Milestones/Etapes ou Phases ».
-
Responsable de la définition du budget et de son suivi (contrôle),
-
Garant des délais définis dans la charte projet,
Le sponsor, outre la définition des objectifs, se doit d’allouer les personnes nécessaires au projet et notamment à l’équipe dédiée en charge du BPM/ Business Process Management dont il a la responsabilité, au moins pendant la phase de constitution du référentiel. Il est aussi le responsable du CoE (Accountable au sens du RACI). La gestion administrative de ce dernier est comme nous le verrons plus tard, est effectuée par l’équipe dédiée en charge du BPM.
Le responsable du Macro-processus
Le responsable du Macro-processus, est soit :
-
Le responsable d’un département (surtout pour les fonctions supports comme les achats, les ressources humaines, la finance [Back-office – Accounts payable], la comptabilité [closing & reporting], le département juridique, le Marketing et la communication, etc.
-
Un responsable désigné par le Management principalement pour les processus métiers et de pilotage.
Dans le cadre d’un processus transverse ou de bout en bout un responsable d’un Macro-processus peut être aussi soit :
-
Un pilote de processus
-
Un responsable fonctionnel,
Les activités du Responsable du Macro-processus
Le responsable du Macro-processus doit notoirement assurer les activités suivantes :
-
Les révisions permanentes des processus dans le cadre de l’optimisation de la satisfaction des clients, de l’identification des dysfonctionnements et des gaspillages (actions inutiles ou redondantes, temps d’attente trop long entre les différentes activités, que ce soit pour la production ou les services, organisation perfectible etc.),
-
Du processus d’amélioration continue ou de re-engineering en cas de changements majeurs, dans l’organisation de l’Entreprise, dans le système applicatif.
-
De la performance du Macro-processus dont il a la charge, et de l’augmentation de cette performance à la suite des actions décrites ci-dessus. Celle-ci se juge selon nous avec trois indicateurs (dont nous reparlerons avec des exemples au Chapitre 6 – A l’heure d’une direction du Business Process Management au Board des Entreprises, quand nous aborderons le sujet du ROI – Return on Investment). Ces trois indicateurs sont :
-
Le premier indicateur concerne l’augmentation de la valeur ajoutée au sens du Lean (littéralement le « throughput » c’est le rendement), c’est à dire une amélioration du processus qui se traduit par une amélioration du flux. Nous produisons plus et mieux (optimisation, réduction des temps d’attente et des gaspillages etc.).
-
Le deuxième indicateur concerne les stocks et peut s’appliquer aussi bien pour l’industrie que pour les services. Une amélioration du processus doit pouvoir permettre de traiter plus d’occurrence et donc une meilleure productivité.
-
Exemple : Une entreprise du secteur tertiaire avait un « Matching » des factures avec les bons de commande et les bons de livraison de 50% à la 1ère passe.
-
En réorganisant le processus et en se dotant d’un outil adéquate, ce taux est passé à 85%.
-
En moins d’un an et demi, les investissements en temps et en matériel ont été amortis par des réductions ou des réallocations d’effectifs.
-
-
Le troisième indicateur est la rationalisation des coûts de fonctionnement pour transformer ces stocks en produits finis. Il s’applique aussi pour l’industrie comme pour les services.
-
Dans les services, la difficulté réside dans le choix de l’unité d’œuvre. C’est-à-dire le critère qui sera retenu pour appliquer ces trois indicateurs qui pourrait être, par exemple, le nombre de factures ou le nombre de dossier de sinistres traitées par jour.
-
De faire évoluer la maturité du processus (Cf. Chapitre 2 – La Gouvernance §2.7 La Matrice de maturité).
-
Du budget concernant les projets d’optimisation et valider par le management – Cf. Chapitre 2 – La Gouvernance, à travers Le CIPR « Continuous Improvement Project Review - Revue des Projets d’Amélioration continue » qui a lieu tous les trimestres.
Le pilote de processus et le ou les pilotes délégués
Le pilotage par les processus nécessite une responsabilité transversale (ou horizontale) qui traverse les silos. Le pilote du processus a donc la responsabilité de l’élaboration, du maintien et de l’amélioration ou de la transformation4 du processus de bout en bout.
La plus-part du temps le pilote du processus est aussi le responsable d’un des Macro-processus qui composent le processus de bout en bout (Cf. Exemple ci-dessus – P2P Purchase to pay). En langage anglo-saxon le pilote de processus est le « Process Owner », ou le propriétaire du processus.
Le "Pilote de processus" décide avec la collaboration des responsables fonctionnels de l’articulation du processus de bout en bout. En revanche c’est lui qui est « Accountable », au sens du RACI, vis-à-vis du Management. Cette responsabilité sous-entend que le pilote de processus, est responsable de la performance du processus de bout en bout, même sur les parties qui ne dépendent pas de son autorité fonctionnelle.
Le Pilote de processus doit donc, pour que le système fonctionne, être doté par le Management, de prérogatives supplémentaires lui permettant d’exercer ses fonctions de pilote sur les parties ne relevant pas de son autorité fonctionnelle. Tous litiges qui pourraient voir le jour, devront être traités par le CoE.
Activités du Pilote de processus
Le pilote du processus a les mêmes activités que le Responsable du Macro-processus. Mais en réalité, comme nous venons de le voir, ses prérogatives sont plus vastes, car elles couvrent non seulement le processus dont il a la responsabilité, mais aussi les processus fonctionnels qui composent ce processus transverse.
En d’autres termes, en reprenant l’exemple de « Purchase to pay » ci-dessus, le directeur des achats pilote de ce processus de bout en bout, aura la responsabilité de la performance de la finance, de la comptabilité, du bon fonctionnement des demandes d’achat et des réceptions. Le Management devra donc lui donner toute la latitude pour exercer cette autorité sur les responsables fonctionnels de ces divers départements. Ce principe doit être accepté et respecté. Le CoE est responsable de contrôler tous les manquements qui pourraient se faire jour par rapport à ce principe.
Le profil du pilote de processus
Le pilote de processus peut être une personne spécifique uniquement dédiée à cette tâche. Dans la réalité c’est rarement le cas. Nous avons vu ci-dessus dans le § 4.2.1 - Rappel des principes de modélisation, que le pilote d’un processus de bout en bout est généralement l’un des responsables fonctionnels. C’est donc, dans la plus-part des cas, l’un des cadres supérieurs de l’Entreprise. C’est, à notre avis indispensable pour sa crédibilité vis-à-vis des autres acteurs de l’Entreprise (et notamment les responsables fonctionnels des autres composantes du processus de bout en bout).
Le Pilote de processus doit entre-autre qualité(5) :
-
Etre ouvert, attentif à l’écoute vis-à-vis des demandes du marché, des clients internes (des autres fonctions de l’entreprise) ou externes, de manière à pouvoir en tenir compte le cas échéant,
-
Savoir animer, coordonner et créer l’adhésion,
-
Etre créatif dans la recherche de solutions innovantes, mais aussi être rigoureux et organisé dans leur mise en place et leur suivi.
-
Etre ouvert au débat à la confrontation des idées (différent du conflit), et favoriser le consensus de manière à satisfaire tous les acteurs internes et externes,
-
Savoir piloter, connaitre et mesurer les enjeux qu’ils soient d’ordre financier (coûts vs. Chiffre d’affaire et retour sur investissements), de maitrise des risques (cercles de compétences, activités actuelles, connexes ou nouvelles, seuil de tolérance, capacité de résilience etc.),
-
Favoriser l’expérimentation et l’émergence des idées (6)
-
Organiser la veille technologique, pour étudier et mettre en œuvre des développements susceptibles d’accroitre les performances du processus, comme cela a pu être le cas chez des concurrents ou dans autres entreprises ayant pu rencontrer une problématique similaire.
Le pilote de processus délégué
Dans la plus-part des cas, le pilote des processus en titre, désigné par le Management ou par le CoE (quand ce dernier a été mis en place), compte tenu de sa position, délègue la responsabilité de sa tâche à une ou plusieurs personnes de son organisation qui est/sont alors en charge de la totalité ou de partie(s) du processus de bout en bout. Le pilote devra s’assurer que la ou les personnes à qui il va déléguer ses prérogatives, ont les mêmes qualités que celles dont il doit logiquement faire preuve.
Dans la négative, il en va de sa crédibilité. Le non-respect de cette règle pourrait envoyer un signal négatif fort, d’une implication et d’une adhésion modérées à la fonction qui lui a été confiée, et pourrait avoir des conséquences néfastes sur les travaux de modélisation par un moindre engagement des contributeurs et des parties prenantes.
Les contributeurs et les parties prenantes
Rappel :
-
Les contributeurs sont les personnes qui comme leur nom l’indique contribuent à la réalisation du processus.
-
Les parties prenantes rassemblent les personnes qui qui sont directement liées au processus objet de l’analyse (description, amélioration, transformation etc.), mais qui pour autant n’en font pas directement partie. Ces personnes appartiennent donc soit :
-
A des processus amonts,
-
A des processus collatéraux,
-
A des processus avals,
-
S’il parait évident de recueillir l’avis des contributeurs dans des opérations de design, d’amélioration ou de transformation d’un processus, le fait d’y associer les parties prenantes l’est beaucoup moins, habitués que nous sommes à travailler en silos.
Or pour respecter les principes de l’entreprise horizontale et la méthodologie SIPOC, il est indispensable que les parties prenantes soient présentes lors des ateliers concernant un processus pour :
-
Construire les interfaces,
-
Assurer la continuité du flux et sa fluidité (pour ne pas créer par une modification du processus des obstacles de nature à contrarier ce flux et à générer des processus dégradés additionnels, susceptibles de produire des gaspillages supplémentaires et ainsi de la perte de performance),
-
S’assurer que la satisfaction des clients internes et des clients externes, soit non seulement préservée mais améliorée,
-
S’assurer que les « inputs » du processus soient toujours pertinents pour le traitement du processus. Par exemple à la suite d’une modification d’applicatifs, la transmission de certaines informations/données peut se révéler vide de sens.
-
S’assurer que les « outcomes/outputs » produits par le processus modifié, correspondent toujours aux attentes des responsables des processus collatéraux ou avals. Dans la négative l’amélioration du processus pourra avoir des répercussions dans la manière dont le ou les processus collatéraux ou avals sont traités. Cela peut être simple quand nous sommes dans le même domaine fonctionnel. Cela l’est moins, quand les modifications à faire sont dans un autre domaine fonctionnel. En tout état de cause, le temps de remédier au dysfonctionnement est un cas typique de gaspillage.
-
Les modifications dans un processus de bout en bout peuvent aussi avoir des répercussions dans un autre processus de bout en bout.
L'équipe dédiée en charge du BPOM
Par équipe dédiée, nous entendons une équipe qui est responsable de toute la démarche processus. Cette équipe dans les projets actuels à un positionnement variable.
Au cours de la phase « projet », ou de constitution du référentiel (déploiement) l’équipe dédiée en charge du BPM devrait normalement et logiquement être sous la responsabilité directe du Sponsor. Mais ce placement n’est pas toujours systématique. Nous avons retrouvé l’équipe dédiée en charge du BPM au sein soit des équipes projets (dont la localisation elle-même est assez variable, allant d’une fonction spécifique au sein d’une direction de l’organisation, en passant parfois par le contrôle interne en s’adossant sur la Conformité – GRC(7), et plus généralement au sein d’une direction des systèmes d’information -DSI).
En mode « Business as usual (8) » la problématique peut encore être plus compliquée.
-
En premier lieu, nous avons constaté dans certains cas que le Management l’Entreprise n’avait pas la perception de la mise en place d’une équipe pérenne, une fois le mode projet terminé. L’aspect révision des processus n’étant plus assuré ces démarches processus généralement périclitent dans le temps.
-
Quand l’aspect pérennité de la démarche est préservée, ce qui représente bien sur la grande majorité des cas, l’équipe dédiée en charge du BPM peut aussi avoir un positionnement assez varié (DSI, Opérations ou au contrôle Interne – Conformité & Risques).
-
Au Chapitre 6 – A l’heure d’une direction du Business Process Management au « Board » des entreprises, nous reviendrons plus longuement sur cette problématique, pour faire de la démarche par les processus une démarche pérenne et rentable (elle l’est déjà dans la plus-part des cas mais le plus souvent, l’apport n’est pas quantifié ou est affecté au processus en non au pilotage par les processus et de ce fait n’est donc pas visible).
Les missions de l’équipe BPOM dédiée
L’équipe dédiée en charge du BPM / Business Process Management, gère le projet de description des processus (référentiel, design, amélioration etc.), contrôle leur mise en place et leur implémentation et contrôle lors de revues (annuelle en général), leur bonne application. L’équipe dédiée a donc une implication au niveau projet et une activité récurrente de Contrôle / Conseil /Audit dans la partie « Business as usual ».
La liste ci-dessous énumère les principales activités de l’équipe dédiée en charge du BPOM/Business Process & Organization Management :
-
Assurer la Cohérence, la complétude et la conformité du processus,
-
Contrôler la cohérence et la conformité vis-à-vis du Méta-Modèle et des conventions de design et de nommage
-
Contrôler la complétude des descriptions des différents objets et de leurs attributs : Processus, Applications, Rôles, Indicateurs, Contrôles, Risques, indicateurs etc.
-
Assurer la cohérence et la cohésion des processus : Avec les processus amonts, collatéraux et avals.
-
Assurer que les descriptions des interfaces, soient claires, précises et documentées aussi bien dans le cadre du même domaine fonctionnel (même Macro-processus), mais aussi et surtout avec les autres domaines fonctionnels s’il y a lieu (avec les autres Macro-processus dans le cas d’un processus de bout en bout)
-
Etablir, maintenir et faire évoluer la méthodologie (via la Communauté des Utilisateurs). C’est-à-dire analyser la pertinence des demandes d’évolution, de la part des contributeurs et/ou des parties prenantes, du ou des l’outils servant de support à la démarche BPM(9)
-
Assurer la maintenance du guide méthodologique et la formation à la modélisation,
-
Etablir et maintenir le guide méthodologique, c’est-à-dire le guide contenant le Méta-Modèle, les conventions de design et de modélisation etc.
-
Préparer et mettre à jour les supports de formation, y inclus la méthodologie de questionnement et le SIPOC et les autres méthodologies lies à la modélisation (5W, 5Why, Metaplan.)
-
Organiser les formations pour les « Modélisateurs/Designers »
Pour plus d'informations voir le "Guide du BPM" pages 267 à 333
Notes
1 Rappel : SIPOC veut dire Supplier Input Process Output/Outcome Customer
2 La Balance Carrée®™ est une marque déposée et enregistrée par la société ICSE à l’INPI
3 Cf. §4.6 Comment la démarche du questionnement amène à la suppression des gaspillages et à l’amélioration des indicateurs.
4 Cf. Glossaire définitions différence entre l’amélioration et la transformation qui est plutôt est un changement conséquent et drastique (obligatoire, rigoureux) du processus.
5 Voir Guide de la Gestion des processus – BPM CBOK® V3 – Chapitre 8 – Afnor Editions
6 Cf. Chapitre 1 – L’Organisation - L’entreprise horizontale.
7 Quand la modélisation concerne la conformité ou les risques (SOX, RGPD, Lutte anti-fraude etc.)
8 « Business as Usual » peut se comprendre d’une part à la fin du mode projet, pour le déploiement (terminer la constitution du référentiel), ou d’autre part seulement quand la constitution du référentiel a été achevé. Nous préconisons la première solution.
9 Cf. Chapitre 5 - §5.2 Aperçu du système Global,
“When absolute superiority is not possible, you must concentrate your resources to achieve relative superiority at the decisive point.”
— Carl von Clausewitz
Introduction
In this chapter, we will discuss and describe the functions and responsibilities of each role involved in a process approach, whatever its nature, as well as their main activities and tasks.
We will place particular emphasis on the level of experience required for the dedicated team in charge of BPM / Business Process Management, as well as for Modelers/Designers. Based on the diagnostics we have carried out and the feedback we have analyzed, we can state that among the most frequent causes of failure in process modeling projects are:
-
An inadequate level of experience within the dedicated BPM team or among Modelers/Designers
(Consequences: rework, uncontrolled budgets, etc.) -
Undersized teams
(Consequences: projects dragging on, declining engagement from contributors and stakeholders, etc.) -
One or more governance flaws in the project
(Consequences: the project fades over time; contributors and stakeholders gradually disengage from project organization—absence from workshops; timelines extend; and because budgets are not expandable, initial objectives are not achieved.)
Logically, all these elements should have been addressed beforehand through recommendations made by the project team—recommendations that, should the risk materialize, were most likely not followed.
We will also mention existing certification programs, which provide assurance to organizations that they can rely—internally or externally—on competent individuals experienced in BPM approaches. In this context, we will present our specific training module on Questioning associated with the SIPOC methodology(1) (SQD®), which we developed specifically to lead and deliver modeling workshops.
Given the level of expertise required to successfully deliver such initiatives, we conclude by underscoring the strategic necessity of surrounding the organization with the right talent to drive and sustain a process-led transformation. As demonstrated in Chapter 6 – At the Time of a New Business Process Management Function at the Corporate Board Level – this approach becomes a powerful value creator when orchestrated by experienced and highly skilled resources.
Roles in a Process Approach
In Chapter 2 – Governance, we introduced the main roles (see §2.3.1 – Roles Table) involved in building a process repository, in continuous improvement or process re-engineering initiatives, and/or when setting up an SSC/Shared Services Center or BPO (Business Process Outsourcing)—i.e., outsourcing certain organizational processes.
Reminder: The Square Balance®™ Principle(2)
The Square Balance™® is a synthesized functional view of the governance organization of a process approach. This functional view is structured into four distinct blocks (see Chapter 2 – Governance – §2.4 The Square Balance®™ principle):
-
Functional Management Block
-
Functional Operational Block
-
BPM Management Block
-
BPM Operational Block
The sustainability of a structured BPM / Business Process Management governance model and a process approach requires both a balance between these four poles and sufficient robustness within each of them.
The Sponsor of the Process Approach
The Sponsor is appointed by Management, or by all members of the CoE – Center of Excellence (“tone at the top”) in the case of cross-functional processes. As we have seen, the CoE is responsible for organizing, controlling, and arbitrating events that may foster or hinder relationships between cross-functional processes. The CoE is an emanation of Top Management and includes all process owners and all functional managers and/or their representatives, or all macro-process owners and/or their representatives.
The Sponsor is therefore:
-
Directly appointed by Management;
-
Responsible for the project—together with the various functional managers or macro-process owners—setting objectives and priorities. Vision and pace are translated into the Project Charter through its milestones/steps/phases;
-
Responsible for defining the budget and monitoring it (control);
-
Accountable for meeting the timelines defined in the Project Charter.
In addition to defining objectives, the Sponsor must allocate the necessary people to the project, in particular the dedicated BPM / Business Process Management team for which they are responsible—at least during the repository build phase. The Sponsor is also responsible for the CoE (Accountable in RACI terms). The administrative management of the CoE is, as we will see later, handled by the dedicated BPM team.
The Macro-Process Owner
The macro-process owner is either:
-
A department head (especially for support functions such as Procurement, Human Resources, Finance [Back Office – Accounts Payable], Accounting [closing & reporting], Legal, Marketing & Communications, etc.);
-
A person appointed by Management, mainly for core business processes and steering processes.
In the case of a cross-functional or end-to-end process, a macro-process owner may also be either:
-
A Process Owner, or
-
A Functional Manager.
Activities of the Macro-Process Owner
The macro-process owner must notably ensure the following activities:
-
Ongoing process reviews to optimize customer satisfaction, identify malfunctions and waste (unnecessary or redundant actions, excessive waiting time between activities—whether in manufacturing or services—improvable organization, etc.);
-
Continuous improvement or re-engineering when major changes occur in the organization or the application landscape;
-
Ownership of macro-process performance and performance improvement following the actions above. In our view, performance can be assessed using three indicators (which we will illustrate in Chapter 6 when addressing ROI – Return on Investment):
-
The first indicator relates to increased value-added in Lean terms (literally “throughput”), i.e., process improvement that translates into flow improvement—producing more and better (optimization, reduced waiting times and waste, etc.).
-
The second indicator relates to work-in-progress / “inventory” and applies to both industry and services. A process improvement should make it possible to handle more occurrences and thus improve productivity.
-
Example: A service-sector company had a 50% invoice “matching” rate (invoices matched to purchase orders and delivery notes) at the first pass.
-
By reorganizing the process and implementing an appropriate tool, this rate increased to 85%.
-
In less than eighteen months, investments in time and equipment were paid back through headcount reductions or reallocations.
-
-
The third indicator concerns the rationalization of operating costs to convert this “inventory” into finished products—also applicable to industry and services.
-
In services, the difficulty lies in selecting the unit of measure—i.e., the criterion used to apply these three indicators, such as the number of invoices processed per day or the number of claims files handled per day.
-
Driving process maturity evolution (see Chapter 2 – Governance §2.7 The Maturity Matrix);
-
Managing the budget for optimization projects validated by Management—see Chapter 2 – Governance through the CIPR (Continuous Improvement Project Review) held quarterly.
The Process Owner and Delegated Process Owners
Process-driven management requires cross-functional (horizontal) accountability that cuts across silos. The process owner is therefore responsible for the design, maintenance, improvement, or transformation⁴ of the end-to-end process.
Most of the time, the process owner is also the owner of one of the macro-processes that make up the end-to-end process (see example above – P2P Purchase to Pay). In Anglo-Saxon terminology, the “Pilote de processus” is the Process Owner.
The Process Owner defines the end-to-end process structure in collaboration with functional managers. However, they are Accountable, in RACI terms, to Management. This implies that the Process Owner is responsible for end-to-end performance—even for parts not under their functional authority.
To make the system work, Management must grant the Process Owner additional prerogatives enabling them to exercise their role over areas outside their direct authority. Any disputes must be handled by the CoE.
Activities of the Process Owner
The Process Owner performs the same activities as the macro-process owner. In practice, as we have just seen, their scope is broader, as it covers not only the process they own, but also the functional processes that compose the cross-functional process.
In other words, using the “Purchase to Pay” example above, the Procurement Director acting as end-to-end Process Owner is accountable for the performance of Finance and Accounting, as well as the proper functioning of purchase requests and goods receipts. Management must therefore grant them the authority to exercise leadership over functional managers in these departments. This principle must be accepted and respected. The CoE is responsible for controlling any breaches of this principle.
Profile of the Process Owner
A Process Owner may be a dedicated individual focused solely on this role; in reality, this is rarely the case. As noted earlier (§4.2.1 – Reminder of modeling principles), the end-to-end Process Owner is generally one of the functional managers—most often a senior executive. In our view, this is essential for credibility vis-à-vis other organizational actors, particularly the functional managers of other components of the end-to-end process.
The Process Owner must notably demonstrate the following qualities(5):
-
Be open and attentive, listening to market demands and the needs of internal customers (other business functions) and external customers;
-
Be able to lead, coordinate, and build buy-in;
-
Be creative in seeking innovative solutions, while also being rigorous and organized in implementation and follow-up;
-
Be open to debate and idea confrontation (distinct from conflict), fostering consensus to satisfy internal and external stakeholders;
-
Be able to steer, understand, and measure challenges—financial (costs vs revenue and ROI), risk management (competency circles, current/adjacent/new activities, tolerance thresholds, resilience capacity, etc.);
-
Encourage experimentation and the emergence of ideas(6);
-
Organize technology watch to study and implement developments that could increase process performance, as seen with competitors or other companies facing similar issues.
Delegated Process Owner
In most cases, the appointed Process Owner—designated by Management or by the CoE (when established)—delegates their responsibilities to one or more people within their organization, who then become responsible for all or parts of the end-to-end process. The Process Owner must ensure that the people to whom they delegate have the same qualities they are expected to demonstrate.
If not, their credibility is at stake. Failing to comply with this rule may send a strong negative signal of limited involvement and buy-in regarding the entrusted role, and may negatively impact modeling work through reduced engagement from contributors and stakeholders.
Contributors and Stakeholders
Reminder:
-
Contributors are the people who, as their name suggests, contribute directly to the execution of the process.
-
Stakeholders are those who are directly linked to the process under analysis (description, improvement, transformation, etc.) but are not part of it. They therefore belong to:
-
Upstream processes,
-
Collateral processes,
-
Downstream processes.
-
While it is obvious to gather contributors’ input in process design, improvement, or transformation initiatives, associating stakeholders is far less intuitive—given our habitual siloed ways of working.
Yet to respect the principles of the horizontal enterprise and the SIPOC methodology, it is essential that stakeholders participate in process workshops in order to:
-
Build interfaces;
-
Ensure continuity and flow fluidity (so that process changes do not create obstacles that hinder flow and generate additional degraded processes, leading to further waste and performance loss);
-
Ensure that internal and external customer satisfaction is not only preserved but improved;
-
Ensure that process inputs remain relevant for processing (e.g., following application changes, transmitting certain information/data may become meaningless);
-
Ensure that process outputs/outcomes still meet the expectations of owners of collateral or downstream processes. Otherwise, improving one process may create repercussions in how collateral or downstream processes are handled—easy within the same functional domain, harder across domains. In all cases, time spent fixing dysfunctions is a typical form of waste;
-
Recognize that changes in one end-to-end process may also affect another end-to-end process.
The Dedicated BPOM Team
By “dedicated team,” we mean the team responsible for the entire process initiative. In current projects, the positioning of this team varies.
During the “project” phase, or repository build phase (deployment), the dedicated BPOM team should normally be under the direct responsibility of the Sponsor. However, this is not always the case. We have found dedicated BPM teams positioned either within project teams (with variable reporting lines—sometimes within an Organization function, sometimes within Internal Control linked to Compliance—GRC(7), and most often within an Information Systems department (CIO/IT)).
In business as usual (8) mode, the issue can become even more complex:
-
First, we have observed cases where Management did not perceive the need to maintain a permanent team once the project phase ended. Because process reviews are no longer ensured, process initiatives typically deteriorate over time.
-
When sustainability is preserved—which of course represents the vast majority of cases—the dedicated BPOM team may still be positioned in various areas (IT, Operations, or Internal Control – Compliance & Risks).
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In Chapter 6—At the Time of a Business Process & Organization Management Function at the Corporate Board Level—we will return to this issue in greater depth, to make the process approach sustainable and profitable (it already is in most cases, but most often the contribution is not quantified, or is attributed to the process rather than to process-driven management—and therefore remains invisible).
Missions of the Dedicated BPOM Team
The dedicated BPM / Business Process Management team manages the process description initiative (repository, design, improvement, etc.), controls deployment and implementation, and verifies—typically through annual reviews—proper application. The team therefore has both a project-level role and a recurring Control / Advisory / Audit activity in business-as-usual operations.
Below is a list of the main activities of the dedicated BPOM team:
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Ensure process consistency, completeness, and compliance;
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Control consistency and compliance with the Meta-Model and design/naming conventions;
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Control completeness of object descriptions and their attributes: Processes, Applications, Roles, Indicators, Controls, Risks, etc.;
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Ensure process coherence and cohesion with upstream, collateral, and downstream processes;
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Ensure interface descriptions are clear, precise, and documented—both within the same functional domain (same macro-process) and, above all, across functional domains when relevant (between macro-processes in the case of an end-to-end process);
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Establish, maintain, and evolve the methodology (via the User Community), i.e., analyze the relevance of evolution requests from contributors and/or stakeholders regarding the tool(s) supporting the BPM approach⁹;
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Maintain the methodological guide and deliver modeling training;
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Establish and maintain the methodological guide, including the Meta-Model, design and modeling conventions, etc.;
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Prepare and update training materials, including questioning methodology and SIPOC, as well as other modeling-related methodologies (5W, 5 Whys, Metaplan);
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Organize training programs for Modelers/Designers.
For further information, please refer to the “BPM Guide”, pages 267 to 333.
Notes
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Reminder: SIPOC stands for Supplier – Input – Process – Output/Outcome – Customer.
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Square Balance®™ is a trademark registered by ICSE with the INPI (French trademark office).
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See §4.6: How the questioning approach leads to waste elimination and improvement of indicators.
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See glossary: difference between improvement and transformation, the latter being a significant and drastic (mandatory, rigorous) change to the process.
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See Guide to Process Management – BPM CBOK® V3 – Chapter 8 – Afnor Editions.
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See Chapter 1 – Organization – The horizontal enterprise.
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When modeling concerns compliance or risks (SOX, GDPR, anti-fraud, etc.).
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“Business as Usual” can be understood either at the end of the project phase for deployment (completing repository build), or only once repository build is fully completed. We recommend the first option.
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See Chapter 5 – §5.2 Overview of the Global System.


